Et si la démocratie continuait après les élections ?
Parmi les propositions consacrées à la jeunesse dans son programme électoral 2026-2031, le Parti de l’Istiqlal avance une idée qui bouscule discrètement ce fonctionnement : mettre en place une commission citoyenne ouverte réunissant 200 personnes, appelée à participer à l’évaluation des politiques publiques destinées aux jeunes. La proposition pourrait facilement passer inaperçue au milieu des mesures économiques et sociales. Elle mérite pourtant d’être regardée de près.
Car elle introduit une idée assez simple : le citoyen ne devrait peut-être pas attendre cinq ans pour évaluer une politique publique. Si elle est correctement conçue, une telle commission pourrait confronter régulièrement les objectifs annoncés aux résultats obtenus. Un programme destiné à l’emploi des jeunes fonctionne-t-il réellement ? Une aide atteint-elle ceux auxquels elle était destinée ? Une formation débouche-t-elle sur un emploi ? Une mesure efficace à Casablanca produit-elle les mêmes résultats à Errachidia ou à Tétouan ?
Ce regard citoyen pourrait compléter celui de l’administration, des élus et des organismes chargés de l’évaluation. Et c’est précisément ce qui rend la proposition intéressante. Les politiques publiques sont généralement évaluées à partir d’indicateurs : budgets engagés, nombre de bénéficiaires, infrastructures réalisées ou taux d’exécution. Ces données sont indispensables. Mais elles ne disent pas toujours ce que vit réellement celui qui se trouve au bout de la chaîne.
Une politique peut ainsi afficher un excellent taux d’exécution budgétaire et produire une expérience médiocre pour son bénéficiaire. Faire entrer des citoyens dans l’évaluation permettrait théoriquement de rapprocher ces deux réalités. Encore faudra-t-il éviter le piège du comité décoratif.
Comment les 200 citoyens seraient-ils choisis ? Par tirage au sort ? Appel à candidatures ? Selon des critères territoriaux, sociaux ou générationnels ? Disposeraient-ils des données nécessaires pour travailler sérieusement ? Leurs conclusions seraient-elles publiques ? Et surtout : l’administration serait-elle obligée de répondre à leurs recommandations ?
Nous commencerions à expérimenter une forme de démocratie de l’évaluation. Après avoir demandé aux citoyens : « Qui voulez-vous pour gouverner ? », la politique leur poserait alors une deuxième question, beaucoup plus rarement formulée : « Maintenant que nous gouvernons, dites-nous si cela fonctionne réellement. »
Car elle introduit une idée assez simple : le citoyen ne devrait peut-être pas attendre cinq ans pour évaluer une politique publique. Si elle est correctement conçue, une telle commission pourrait confronter régulièrement les objectifs annoncés aux résultats obtenus. Un programme destiné à l’emploi des jeunes fonctionne-t-il réellement ? Une aide atteint-elle ceux auxquels elle était destinée ? Une formation débouche-t-elle sur un emploi ? Une mesure efficace à Casablanca produit-elle les mêmes résultats à Errachidia ou à Tétouan ?
Ce regard citoyen pourrait compléter celui de l’administration, des élus et des organismes chargés de l’évaluation. Et c’est précisément ce qui rend la proposition intéressante. Les politiques publiques sont généralement évaluées à partir d’indicateurs : budgets engagés, nombre de bénéficiaires, infrastructures réalisées ou taux d’exécution. Ces données sont indispensables. Mais elles ne disent pas toujours ce que vit réellement celui qui se trouve au bout de la chaîne.
Une politique peut ainsi afficher un excellent taux d’exécution budgétaire et produire une expérience médiocre pour son bénéficiaire. Faire entrer des citoyens dans l’évaluation permettrait théoriquement de rapprocher ces deux réalités. Encore faudra-t-il éviter le piège du comité décoratif.
Comment les 200 citoyens seraient-ils choisis ? Par tirage au sort ? Appel à candidatures ? Selon des critères territoriaux, sociaux ou générationnels ? Disposeraient-ils des données nécessaires pour travailler sérieusement ? Leurs conclusions seraient-elles publiques ? Et surtout : l’administration serait-elle obligée de répondre à leurs recommandations ?
Nous commencerions à expérimenter une forme de démocratie de l’évaluation. Après avoir demandé aux citoyens : « Qui voulez-vous pour gouverner ? », la politique leur poserait alors une deuxième question, beaucoup plus rarement formulée : « Maintenant que nous gouvernons, dites-nous si cela fonctionne réellement. »