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À Essaouira, le Matrouz fait dialoguer darija et hébreu




La 21e édition du Festival des Andalousies Atlantiques a remis en lumière à Essaouira une pratique musicale singulière : le Matrouz, où une même partition se chante en darija et en hébreu. Lors d’un concert à Dar Souiri, Nouhaila El Kalai, Anass Belhachemi et Hicham Dinar ont puisé dans plusieurs répertoires marocains pour faire entendre les liens entre traditions musulmanes et judéo-marocaines.

 

Le rendez-vous, organisé le 31 octobre, associait notamment le Chaâbi fassi, la Taqtoqa Jabalia et le Chgouri. Hicham Dinar a expliqué que les interprètes passent d’une langue à l’autre sur une même musique. Cette circulation donne une clé simple pour comprendre le patrimoine andalou marocain : il ne s’agit pas d’un répertoire figé, mais d’une culture transmise par des artistes, des familles et des publics aux parcours variés.

 

Pour le lecteur marocain qui n’a pas assisté au festival, le compte rendu offre une piste de découverte plutôt qu’une promesse de spectacle encore disponible. Les concerts évoqués sont terminés. On peut cependant retenir Dar Souiri et le Festival des Andalousies Atlantiques comme repères pour suivre les prochaines programmations à Essaouira, ou explorer les enregistrements des artistes cités. Le récit met surtout en valeur un art de vivre fondé sur l’écoute, le partage et le patrimoine judéo-marocain.

Jeudi 5 Novembre 2026