Les événements extrêmes ont touché au moins 13 millions de personnes sur le continent en 2025.
Plus de 3 000 personnes ont perdu la vie et au moins 13 millions ont été touchées par des événements météorologiques et climatiques extrêmes en Afrique en 2025, selon l'Organisation météorologique mondiale.
Les crues ont été le danger le plus fréquemment rapporté.
Le rapport met en évidence les lacunes persistantes des systèmes d'alerte précoce. Une bonne prévision ne suffit pas : le message doit atteindre les populations à temps, dans une langue compréhensible, avec des consignes concrètes.
Téléphone mobile, radio locale, mosquées, écoles et autorités territoriales peuvent former une chaîne complémentaire.
Pour le Maroc, l'enjeu concerne autant les crues soudaines que les vagues de chaleur, les incendies et les tempêtes de poussière. Les communes gagneraient à tester régulièrement leurs dispositifs, comme on teste un exercice d'évacuation.
Une alerte non répétée et mal connue risque d'être ignorée le jour critique.
L'investissement dans l'observation, la cartographie et la communication coûte moins cher que la reconstruction. Il protège aussi l'économie : agriculture, tourisme, transport et énergie ont besoin d'informations climatiques fiables pour organiser leurs activités.
La crédibilité du dispositif dépend enfin de retours d'expérience publics après chaque épisode. Comprendre pourquoi une alerte a été reçue, ignorée ou mal interprétée permet d'améliorer le message suivant et de consolider la confiance.