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Aide aux transporteurs : 95.660 véhicules déjà couverts au 25 mars


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Vendredi 27 Mars 2026

Le dispositif de soutien au transport routier confirme son rôle d’amortisseur face à la hausse des prix du carburant. Au 25 mars, 67.951 demandes ont été déposées, couvrant 95.660 véhicules. Un niveau d’adhésion qui en dit long sur la pression subie par le secteur… et sur l’utilité concrète de l’aide publique.



Aide aux transporteurs : 95.660 véhicules déjà couverts au 25 mars

Le chiffre s’impose, presque sans commentaire : 67.951 demandes enregistrées pour 95.660 véhicules à la date du 25 mars. L’annonce, faite par le porte-parole du gouvernement Mustapha Baitas à l’issue du Conseil de gouvernement, reflète une réalité bien installée : le soutien carburant est devenu un filet de sécurité central pour le transport routier.
 

Depuis plusieurs mois, les marchés internationaux restent sous tension, tirés par des facteurs géopolitiques persistants. Résultat direct : des prix du carburant volatils, difficiles à anticiper pour les professionnels. Dans ce climat incertain, maintenir un mécanisme de compensation apparaît moins comme un choix que comme une nécessité.
 

Sur le terrain, l’effet est tangible. Sans cette aide, la répercussion sur les tarifs aurait été quasi immédiate, notamment pour le transport de marchandises et de personnes. En d’autres termes, c’est toute la chaîne économique du producteur au consommateur qui aurait encaissé le choc. Le dispositif agit donc comme un amortisseur discret mais décisif.
 

Un autre facteur explique l’adhésion observée : la digitalisation du processus. L’inscription, le suivi et le versement se font désormais en ligne, via une plateforme dédiée. Moins de paperasse, moins de délais, et surtout une accessibilité élargie. Pour beaucoup de transporteurs, notamment les plus modestes, ce virage numérique a changé la donne.
 

Le périmètre du soutien reste large. Il concerne aussi bien le transport interurbain que les taxis, les autocars, le transport touristique, scolaire ou encore la logistique de marchandises. Autant de segments essentiels au fonctionnement quotidien de l’économie nationale. En stabilisant leurs coûts, l’État limite le risque de contagion inflationniste.
 

Ce mécanisme n’est pas nouveau. Il remonte à 2022, dans le sillage de la flambée des prix énergétiques provoquée par la guerre en Ukraine. Depuis, il a été reconduit et ajusté à plusieurs reprises. L’expérience accumulée a permis d’améliorer son ciblage et de fluidifier son déploiement, sans en altérer l’objectif initial : préserver l’équilibre du secteur.
 

Au fond, l’enjeu dépasse le seul transport. Il touche à la compétitivité des entreprises, à la fluidité des échanges et, surtout, au pouvoir d’achat des ménages. Avec près de 100.000 véhicules concernés, le dispositif s’inscrit comme un outil de gestion des chocs externes, au service d’une économie qui cherche à rester stable malgré les turbulences.
 

Dans une conjoncture incertaine, ce soutien ne règle pas tout. Mais il maintient l’essentiel : la continuité des services et une certaine stabilité des prix. Et, parfois, c’est déjà beaucoup.





Vendredi 27 Mars 2026