Rachdi veut des aides publiques mieux contrôlées.
Le responsable istiqlalien ne cherche pas à nier la responsabilité de son parti dans la décision initiale. Il reconnaît que l’Istiqlal, membre de la majorité gouvernementale, avait participé au choix de soutenir l’importation des moutons et de la viande. L’objectif affiché était alors de préserver l’approvisionnement du marché et de contenir la hausse des prix.
Selon Rachdi, une première opération aurait effectivement permis de maintenir des prix relativement accessibles durant l’Aïd Al-Adha. Mais la seconde expérience aurait tourné à l’échec. Des spéculateurs et des « frakchiya » auraient profité des mécanismes d’aide publique avant de revendre les animaux à des prix élevés, compris entre 4.500 et 5.000 dirhams.
Le problème posé est donc celui de la transmission réelle de la subvention. Une aide accordée en amont n’a d’intérêt économique et social que si son bénéfice parvient effectivement jusqu’au consommateur. Or, selon le récit défendu par Rachdi, une partie du dispositif aurait été captée par des intermédiaires et des opérateurs.
Le dirigeant istiqlalien affirme que son parti a demandé l’arrêt du soutien lorsque celui-ci ne profitait plus aux citoyens. Il reconnaît explicitement la participation de l’Istiqlal à la décision initiale, mais estime qu’un changement de position devenait nécessaire dès lors que les principaux bénéficiaires étaient, selon lui, les rentiers et les spéculateurs.
Au-delà du dossier du mouton, Rachdi avance surtout une doctrine plus générale : aucune aide publique ne devrait désormais être versée à une entreprise ou à une entité sans contreparties précises. Il réclame des engagements contractuels, des cahiers des charges clairs et des règles permettant de contrôler l’utilisation de l’argent public.
C’est probablement là que se situe le véritable enjeu politique.
Le débat ne porte plus seulement sur l’opportunité de subventionner l’importation du cheptel, mais sur la manière dont l’État conditionne et contrôle ses aides. Car lorsqu’une subvention destinée au consommateur se transforme en marge supplémentaire pour certains opérateurs, ce n’est plus seulement son efficacité économique qui est en cause : c’est la crédibilité même de la dépense publique.
Selon Rachdi, une première opération aurait effectivement permis de maintenir des prix relativement accessibles durant l’Aïd Al-Adha. Mais la seconde expérience aurait tourné à l’échec. Des spéculateurs et des « frakchiya » auraient profité des mécanismes d’aide publique avant de revendre les animaux à des prix élevés, compris entre 4.500 et 5.000 dirhams.
Le problème posé est donc celui de la transmission réelle de la subvention. Une aide accordée en amont n’a d’intérêt économique et social que si son bénéfice parvient effectivement jusqu’au consommateur. Or, selon le récit défendu par Rachdi, une partie du dispositif aurait été captée par des intermédiaires et des opérateurs.
Le dirigeant istiqlalien affirme que son parti a demandé l’arrêt du soutien lorsque celui-ci ne profitait plus aux citoyens. Il reconnaît explicitement la participation de l’Istiqlal à la décision initiale, mais estime qu’un changement de position devenait nécessaire dès lors que les principaux bénéficiaires étaient, selon lui, les rentiers et les spéculateurs.
Au-delà du dossier du mouton, Rachdi avance surtout une doctrine plus générale : aucune aide publique ne devrait désormais être versée à une entreprise ou à une entité sans contreparties précises. Il réclame des engagements contractuels, des cahiers des charges clairs et des règles permettant de contrôler l’utilisation de l’argent public.
C’est probablement là que se situe le véritable enjeu politique.
Le débat ne porte plus seulement sur l’opportunité de subventionner l’importation du cheptel, mais sur la manière dont l’État conditionne et contrôle ses aides. Car lorsqu’une subvention destinée au consommateur se transforme en marge supplémentaire pour certains opérateurs, ce n’est plus seulement son efficacité économique qui est en cause : c’est la crédibilité même de la dépense publique.



