Par Mohammed Yassir Mouline
Le problème est que les archives, elles, souffrent beaucoup moins d'Alzheimer que la propagande… Petit rappel pour les amoureux des dates… lorsque la guerre d'indépendance algérienne éclate en 1954, le cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani n'a que... deux ans… À l'indépendance de l'Algérie, en juillet 1962, il fête à peine ses dix ans… Voilà donc un nouveau chapitre de l'Histoire… le premier chef d'État à soutenir une révolution... depuis la cour de récréation… !!
Décidément, les miracles ne se produisent pas seulement dans les livres saints… ils existent aussi dans les studios de la télévision officielle algérienne… !! Le plus savoureux reste pourtant à venir… À cette époque, le Qatar lui-même n'était pas encore un État indépendant… Jusqu'en 1971, il vivait sous protectorat britannique… Mais peu importe… dans les laboratoires de la propagande, on ne fabrique pas des faits, on produit des scénarios… !!
Chez les héritiers de Staline, la chronologie est une variable d'ajustement... Les archives se réécrivent au gré des besoins du jour, les souvenirs s'impriment à la demande et la vérité, elle, est priée d'attendre dehors… Le régime algérien souffre d'une étrange pathologie… une mémoire sélective… !! Il se rappelle avec une précision chirurgicale des événements qui n'ont jamais existé... mais oublie obstinément ceux qui ont bel et bien eu lieu…
Il oublie, par exemple, que le Maroc fut l'un des principaux soutiens de la révolution algérienne… Qu'ils se souviennent d'abord du soutien politique et diplomatique… Feu Sa Majesté Le Roi Mohammed V défendit avec fermeté la cause algérienne sur la scène internationale, refusant toute indépendance du Maroc qui aurait exclu l'Algérie… En 1958, la ville de Tanger accueillit la Conférence historique de Tanger, qui constitua une étape majeure dans la coordination du soutien maghrébin à la révolution algérienne…
Qu'ils se souviennent également des bases arrière et de l'accueil offert aux combattants… Le Maroc ouvrit ses frontières et mit son territoire, notamment dans les régions d'Oujda, de Nador et de Berkane, à la disposition des moudjahidines... Des milliers de réfugiés algériens y trouvèrent asile, tandis que les blessés furent pris en charge dans les structures sanitaires marocaines…
Qu'ils se rappellent aussi du soutien militaire et logistique… Le Royaume participa à la formation de combattants algériens, facilita leur équipement et servit de plateforme pour l'acheminement d'armes destinées à l'Armée de libération nationale… Qu'ils n'oublient pas non plus la mobilisation médiatique… La presse marocaine contribua à faire connaître la cause algérienne, à dénoncer les exactions du colonialisme français et à mobiliser l'opinion publique en faveur de la lutte pour l'indépendance…
Cette solidarité commune trouva son aboutissement avec l'indépendance de l'Algérie, proclamée le 5 juillet 1962… Pourtant, malgré cet héritage partagé et ces liens de fraternité forgés dans l'épreuve, les relations entre les deux pays ont, par la suite, connu des évolutions politiques complexes… Qu'ils se souviennent enfin de toutes les mains tendues par le Maroc en faveur de la réconciliation, du dialogue et du dépassement des différends artificiels qui empoisonnent les relations entre les deux peuples… Et si cet exercice de mémoire s'avère impossible, il ne restera plus qu'à inscrire officiellement le mensonge, l'hallucination et « l'Alzheimer politique » parmi les principes fondateurs du régime militaire algérien… En espérant qu'un jour, la mémoire revienne... dans son intégralité…
Tout cela semble avoir disparu des manuels de la mémoire officielle… Il est vrai que reconnaître cette réalité compliquerait sérieusement le récit héroïque d'un pouvoir qui préfère fabriquer des légendes plutôt que d'assumer l'Histoire… Depuis des décennies, la propagande algérienne fonctionne comme un logiciel jamais mis à jour « version Staline 1.0 »… avec quelques rustines de Lénine et un antivirus qui bloque systématiquement les faits historiques… !!
Pendant que le reste du monde consulte les archives, Alger consulte ses hallucinations… Et lorsque les preuves deviennent trop nombreuses, il suffit d'inventer un nouveau souvenir… C'est pratique… Demain, peut-être apprendrons-nous que Jules César a soutenu le FLN, que Napoléon organisait des collectes pour l'ALN ou que les Phéniciens finançaient déjà la révolution algérienne… À ce rythme-là, plus rien n'étonnera personne… !!
Une dernière suggestion, toutefois… Puisque le régime militaire semble rédiger sa propre encyclopédie de l'imaginaire, qu'il pense à ajouter un nouvel article à sa Constitution… « Le mensonge est une politique publique, l'hallucination une doctrine d'État et l'Alzheimer historique une obligation institutionnelle. »… !!
Le Maroc, lui, n'a nul besoin de réécrire l'Histoire… Les archives s'en chargent… Et la mémoire des peuples, malgré toutes les campagnes de propagande, finit toujours par retrouver le chemin de la vérité… Wa Salam Aleykoum wa Rahmatou Allah.
Décidément, les miracles ne se produisent pas seulement dans les livres saints… ils existent aussi dans les studios de la télévision officielle algérienne… !! Le plus savoureux reste pourtant à venir… À cette époque, le Qatar lui-même n'était pas encore un État indépendant… Jusqu'en 1971, il vivait sous protectorat britannique… Mais peu importe… dans les laboratoires de la propagande, on ne fabrique pas des faits, on produit des scénarios… !!
Chez les héritiers de Staline, la chronologie est une variable d'ajustement... Les archives se réécrivent au gré des besoins du jour, les souvenirs s'impriment à la demande et la vérité, elle, est priée d'attendre dehors… Le régime algérien souffre d'une étrange pathologie… une mémoire sélective… !! Il se rappelle avec une précision chirurgicale des événements qui n'ont jamais existé... mais oublie obstinément ceux qui ont bel et bien eu lieu…
Il oublie, par exemple, que le Maroc fut l'un des principaux soutiens de la révolution algérienne… Qu'ils se souviennent d'abord du soutien politique et diplomatique… Feu Sa Majesté Le Roi Mohammed V défendit avec fermeté la cause algérienne sur la scène internationale, refusant toute indépendance du Maroc qui aurait exclu l'Algérie… En 1958, la ville de Tanger accueillit la Conférence historique de Tanger, qui constitua une étape majeure dans la coordination du soutien maghrébin à la révolution algérienne…
Qu'ils se souviennent également des bases arrière et de l'accueil offert aux combattants… Le Maroc ouvrit ses frontières et mit son territoire, notamment dans les régions d'Oujda, de Nador et de Berkane, à la disposition des moudjahidines... Des milliers de réfugiés algériens y trouvèrent asile, tandis que les blessés furent pris en charge dans les structures sanitaires marocaines…
Qu'ils se rappellent aussi du soutien militaire et logistique… Le Royaume participa à la formation de combattants algériens, facilita leur équipement et servit de plateforme pour l'acheminement d'armes destinées à l'Armée de libération nationale… Qu'ils n'oublient pas non plus la mobilisation médiatique… La presse marocaine contribua à faire connaître la cause algérienne, à dénoncer les exactions du colonialisme français et à mobiliser l'opinion publique en faveur de la lutte pour l'indépendance…
Cette solidarité commune trouva son aboutissement avec l'indépendance de l'Algérie, proclamée le 5 juillet 1962… Pourtant, malgré cet héritage partagé et ces liens de fraternité forgés dans l'épreuve, les relations entre les deux pays ont, par la suite, connu des évolutions politiques complexes… Qu'ils se souviennent enfin de toutes les mains tendues par le Maroc en faveur de la réconciliation, du dialogue et du dépassement des différends artificiels qui empoisonnent les relations entre les deux peuples… Et si cet exercice de mémoire s'avère impossible, il ne restera plus qu'à inscrire officiellement le mensonge, l'hallucination et « l'Alzheimer politique » parmi les principes fondateurs du régime militaire algérien… En espérant qu'un jour, la mémoire revienne... dans son intégralité…
Tout cela semble avoir disparu des manuels de la mémoire officielle… Il est vrai que reconnaître cette réalité compliquerait sérieusement le récit héroïque d'un pouvoir qui préfère fabriquer des légendes plutôt que d'assumer l'Histoire… Depuis des décennies, la propagande algérienne fonctionne comme un logiciel jamais mis à jour « version Staline 1.0 »… avec quelques rustines de Lénine et un antivirus qui bloque systématiquement les faits historiques… !!
Pendant que le reste du monde consulte les archives, Alger consulte ses hallucinations… Et lorsque les preuves deviennent trop nombreuses, il suffit d'inventer un nouveau souvenir… C'est pratique… Demain, peut-être apprendrons-nous que Jules César a soutenu le FLN, que Napoléon organisait des collectes pour l'ALN ou que les Phéniciens finançaient déjà la révolution algérienne… À ce rythme-là, plus rien n'étonnera personne… !!
Une dernière suggestion, toutefois… Puisque le régime militaire semble rédiger sa propre encyclopédie de l'imaginaire, qu'il pense à ajouter un nouvel article à sa Constitution… « Le mensonge est une politique publique, l'hallucination une doctrine d'État et l'Alzheimer historique une obligation institutionnelle. »… !!
Le Maroc, lui, n'a nul besoin de réécrire l'Histoire… Les archives s'en chargent… Et la mémoire des peuples, malgré toutes les campagnes de propagande, finit toujours par retrouver le chemin de la vérité… Wa Salam Aleykoum wa Rahmatou Allah.