Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le joueur du Real Madrid a choisi la voie de l’humilité et de la responsabilité, sans détour ni justification. « J’ai mal en mon âme », écrit-il, avant d’assumer pleinement son échec : « J’ai échoué hier, j’en prends l’entière responsabilité et je présente mes excuses du fond du cœur ».
Des mots forts, à la mesure de la déception ressentie par le public marocain, qui croyait à un sacre continental à domicile, porté par un parcours solide et une ferveur populaire exceptionnelle tout au long de la compétition.
Au-delà du football, Brahim Díaz évoque dans son message le lien profond qui l’unit au public marocain. Il parle de confiance, de soutien et de dette morale. « J’ai rêvé de ce titre grâce à tout l’amour que vous m’avez donné, à chaque message, à chaque marque de soutien qui m’a fait sentir que je n’étais pas seul », confie-t-il, soulignant la dimension humaine et émotionnelle de cette CAN.
Le milieu offensif ne cache pas la difficulté de surmonter une telle épreuve. « Ce sera difficile pour moi de me relever, car cette blessure ne guérit pas facilement », admet-il, mettant en lumière une souffrance rarement exprimée par les sportifs de haut niveau. Mais fidèle à l’engagement qui a guidé son choix de défendre les couleurs nationales, il affirme sa volonté de poursuivre le combat.
« Je continuerai d’avancer, non pas pour moi, mais pour tous ceux qui ont cru en moi, et pour tous ceux qui ont souffert avec moi », écrit-il encore, concluant son message par la promesse de rendre un jour cet amour et de devenir une fierté pour le peuple marocain.