Le Code du travail marocain autorise l’employeur à faire examiner un salarié en arrêt maladie par un médecin de son choix et à ses frais, rappelle SNRTnews. Le salarié doit informer l’employeur et justifier son absence dans les 48 heures, sauf force majeure. Si l’absence dépasse quatre jours, il doit aussi fournir un certificat médical et préciser sa durée probable, sauf impossibilité.
La présentation du certificat ne supprime donc pas la possibilité d’une contre-visite pendant la période couverte. Dans la fonction publique, l’administration peut également vérifier l’usage du congé et désigner un médecin ou saisir la commission médicale provinciale compétente. Le Médiateur du Royaume estime que ce contrôle doit reposer sur une base claire, poursuivre un objectif légitime et respecter les principes de légalité, de proportionnalité et d’objectivité.
Pour les salariés et fonctionnaires au Maroc, une divergence médicale ne ferme pas automatiquement toute contestation. Si le contrôle conclut à l’aptitude, le refus de reprendre après mise en demeure peut avoir des conséquences disciplinaires. Toutefois, en cas de litige porté en justice, le tribunal social peut ordonner une expertise médicale indépendante. La contre-visite vérifie ainsi la justification de l’absence, mais elle reste encadrée par les droits de la personne et les procédures applicables.