En France, plusieurs cabinets anticipent une nouvelle hausse des primes d’assurance habitation et automobile, selon France 24. Facts & Figures prévoit une augmentation de 5 % à 6 % pour l’habitation, tandis qu’Addactis évoque environ 7 %. Pour l’automobile, les estimations se situent entre 3 % et 4,5 %. Ces projections concernent le marché français et ne doivent pas être transposées au Maroc.
L’article relie cette pression à des sinistres plus fréquents ou plus coûteux, à la hausse du prix des matériaux et des réparations, ainsi qu’aux événements climatiques. Il signale aussi que les véhicules hybrides et électriques peuvent coûter davantage à réparer en raison de leur sophistication. Certains assurés réduisent alors leur niveau de couverture, ce qui peut déplacer le risque financier vers les ménages.
Pour les citoyens et entreprises du Maroc, la leçon utile n’est donc pas une prévision tarifaire importée. Elle consiste à examiner comment préserver une couverture accessible face aux inondations, sécheresses, incendies ou épisodes de grêle, sans faire de la hausse des primes l’unique réponse. La qualité des données locales, la clarté des garanties et la rapidité d’indemnisation deviennent des éléments de résilience économique.
Une approche durable associerait assureurs, réassureurs, pouvoirs publics, collectivités, entreprises et assurés autour de la prévention des risques. Pour le Maroc, cela peut signifier mieux cartographier les expositions, encourager l’adaptation des bâtiments et expliquer les exclusions avant la souscription. Le cas français invite surtout à mesurer le coût évité par la prévention, tout en protégeant les ménages vulnérables contre une réduction excessive de leur couverture.