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Assurance maladie : les maladies chroniques mettent la soutenabilité au premier plan


Les dépenses de santé prises en charge dans le cadre de l'assurance maladie obligatoire ont atteint 9,2 milliards de dirhams en 2025. La progression des maladies chroniques pèse de plus en plus lourd dans les remboursements, ce qui impose de mieux organiser la prévention, les parcours de soins et le médicament pour préserver l'accès aux soins sur le long terme.



L'élargissement de la couverture change l'échelle des dépenses

Assurance maladie : les maladies chroniques mettent la soutenabilité au premier plan
La généralisation de l'assurance maladie permet à davantage de Marocains d'accéder à une prise en charge, ce qui entraîne logiquement une hausse des remboursements. Il serait donc trompeur d'interpréter toute augmentation comme une dérive. La structure des dépenses mérite néanmoins attention : diabète, maladies cardiovasculaires et cancers nécessitent des consultations régulières, des examens et parfois des hospitalisations coûteuses.
 
 
Lorsque les patients interrompent leur traitement, les complications deviennent plus graves et plus chères. Le montant de 9,2 milliards de dirhams doit être rapproché du nombre de bénéficiaires et des années précédentes : une dépense peut augmenter tout en améliorant fortement la santé, ou croître à cause de parcours mal coordonnés.

Prévenir mieux pour éviter des soins plus lourds

Le dépistage de l'hypertension et du diabète, l'accompagnement nutritionnel et la lutte contre le tabac peuvent éviter ou retarder des complications. Ces politiques demandent des investissements maintenant pour réduire des coûts futurs. Le médecin de premier recours doit occuper une place centrale : un dossier médical partagé et des protocoles clairs peuvent limiter les examens répétés.
 
 
Le recours aux génériques et la négociation des prix peuvent aussi améliorer l'accès aux traitements innovants. La soutenabilité de l'AMO repose enfin sur la confiance : les assurés doivent comprendre leurs droits et leurs délais de remboursement, et des tableaux de bord anonymisés pourraient aider à harmoniser les pratiques entre régions et organismes.

Lundi 3 Août 2026



Rédigé par La Rédaction le Lundi 3 Août 2026