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Auto-entrepreneurs : le débat se déplace vers l’accompagnement et le financement


Rédigé par La Redaction le Samedi 19 Septembre 2026



Le statut marocain de l’auto-entrepreneur a simplifié l’inscription, la fiscalité assise sur le chiffre d’affaires et les obligations comptables, mais son efficacité dépend désormais de l’accompagnement offert après la formalisation. Dans un entretien à Finances News Hebdo, Zakaria Fahim, président de l’Union des autoentrepreneurs, plaide pour un dispositif qui aide aussi à recruter, financer l’activité et changer de régime lorsque l’entreprise grandit.

 

L’interviewé estime que la lisibilité des règles reste perfectible et cite notamment la retenue à la source de 30 %, conçue pour lutter contre le salariat déguisé, comme un facteur de méfiance autour du statut. Il souligne aussi l’absence de données publiques consolidées sur le financement bancaire et la sinistralité de cette population. Ces constats sont ceux de l’intervenant et ne constituent pas l’annonce d’une réforme adoptée.

 

Pour améliorer l’accès au crédit, il propose de mieux valoriser l’historique des déclarations régulières. Trois années de chiffre d’affaires traçable pourraient, selon lui, donner aux banques davantage de visibilité sur les flux. La piste vise à transformer une obligation déclarative en élément d’analyse du risque, sans supprimer l’examen du projet, des charges et de la dépendance à quelques clients.

 

L’enjeu pour le Maroc est de faire de la formalisation une étape vers le développement plutôt qu’une fin administrative. L’entretien évoque aussi la transmission des savoir-faire artisanaux et un accompagnement sectoriel ciblé. Toute évolution devra toutefois être précisée par des textes officiels et évaluée à partir de données publiées, afin de mesurer ses effets sur l’emploi, la pérennité des activités et le passage vers des structures plus développées.





Samedi 19 Septembre 2026