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Automobile au Maroc : août freine, mais 2026 conserve une croissance à deux chiffres


Rédigé par La Rédaction le Lundi 7 Septembre 2026

Le marché automobile marocain n’a progressé que de 0,9 % en août. Sur huit mois, il reste pourtant en hausse de 14,2 %, avec 167.465 véhicules neufs écoulés.



Un mois d’août presque stable après un premier semestre dynamique

Automobile au Maroc : août freine, mais 2026 conserve une croissance à deux chiffres
Le marché automobile marocain a marqué une pause nette en août 2026. Selon les statistiques de l’AIVAM, 14.979 véhicules neufs ont été vendus pendant le mois, contre 14.851 en août 2025. La hausse se limite donc à 0,9 %, très loin des progressions observées en juin et juillet. Le ralentissement provient surtout des voitures particulières : leurs immatriculations ont reculé de 2,2 %, à 12.716 unités, ce qui constitue leur premier repli mensuel de l’année. Les véhicules utilitaires légers ont empêché le marché de basculer dans le rouge en gagnant 22,1 %, avec 2.263 unités écoulées. La période estivale, les arbitrages budgétaires des ménages et une base de comparaison devenue plus exigeante peuvent expliquer une partie de cette décélération. Elle ne signifie toutefois pas que la dynamique annuelle est brisée. Entre janvier et août, le marché totalise 167.465 ventes, contre 146.590 un an plus tôt. Les voitures particulières atteignent 147.603 unités, en hausse de 13,5 %, tandis que les utilitaires progressent de 19,8 %, à 19.862 exemplaires.

La fin d’année devra confirmer la solidité de la demande

La performance des huit premiers mois place le marché sur une trajectoire favorable, mais le tassement d’août invite les distributeurs à surveiller les commandes de la rentrée. Les taux de financement, les remises commerciales, la disponibilité des modèles et les délais de livraison pèseront sur les décisions d’achat. La croissance change aussi de composition : les motorisations électrifiées et les marques chinoises prennent davantage de place, tandis que les clients comparent plus attentivement l’équipement, la consommation et le coût d’entretien. Le marché ne peut donc plus être analysé uniquement à partir du volume total. La rentabilité des réseaux, la valeur des reprises et la qualité du service après-vente deviennent déterminantes. Les prochains mois diront si août n’était qu’une pause saisonnière ou le début d’une normalisation après une période exceptionnelle. Pour les professionnels, l’enjeu consiste à préserver les marges sans casser la demande. Pour les acheteurs, la concurrence accrue peut améliorer le choix, mais elle impose de vérifier la disponibilité des pièces, la garantie et la valeur résiduelle. Le bilan annuel dépendra largement du dernier trimestre, traditionnellement soutenu par les offres commerciales et les renouvellements de flottes. Les données du dernier trimestre permettront aussi de mesurer l’effet des nouveaux lancements et des campagnes de financement. Une hausse des volumes n’a de sens pour les réseaux que si elle s’accompagne d’une rotation saine des stocks. Les importateurs devront éviter l’accumulation de modèles anciens au moment où les technologies évoluent rapidement. Le comportement du marché de l’occasion mérite également d’être suivi, car la reprise d’un ancien véhicule facilite souvent l’achat du neuf. Enfin, la progression des ventes doit être rapprochée du niveau d’endettement des ménages et des entreprises. Une croissance soutenable repose sur des mensualités supportables, des informations claires sur le crédit et une assurance adaptée. Ces éléments feront la différence entre un simple rebond commercial et l’installation durable d’un marché plus profond.




Lundi 7 Septembre 2026