Pressions externes sur l’économie
Le Maroc, en tant que pays importateur net de pétrole et de gaz, subit directement la hausse des prix de l’énergie, qui alourdit les coûts de production, détériore la balance commerciale et accentue l’inflation.
Les marchés financiers ont également été affectés : la Bourse de Casablanca a reculé de 9% dans la semaine suivant le début du conflit, tandis que la volatilité a atteint son plus haut niveau depuis 2021. La Banque mondiale souligne que le ralentissement de la demande en Europe pourrait freiner les exportations et peser sur les flux de capitaux.
Résilience interne et secteurs stratégiques
Malgré les chocs externes, la Banque mondiale anticipe une reprise du secteur agricole, susceptible d’atténuer les effets économiques négatifs. Par ailleurs, les politiques industrielles ciblées, notamment dans le secteur automobile, contribuent à renforcer la compétitivité.
Les clusters industriels et la plateforme Tanger-Med soutiennent la production et l’export, tandis que des centres de formation alignent les compétences des jeunes sur les besoins des entreprises. Les subventions ciblées et les partenariats public-privé favorisent l’investissement et le développement du contenu local.
Impacts et vigilance
L’inflation devrait s’établir à 2,4% en 2026, contre 0,8% en 2025. La révision marocaine reste moins prononcée que la moyenne de la région MENAAP, où la croissance pourrait chuter de 4% à 1,8%. Les risques restent élevés : si le conflit se prolonge, les pressions sur les prix, la balance commerciale et l’investissement pourraient s’intensifier
Les dynamiques internes, agricoles et industrielles, seront déterminantes pour maintenir la résilience de l’économie marocaine.