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Banques: l’épargne franchit 1.348,7 MMDH à fin janvier 2026


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Mardi 3 Mars 2026

Les dépôts bancaires ont atteint 1.348,7 milliards de dirhams à fin janvier 2026, en progression annuelle de 8,6%, selon Bank Al-Maghrib. Ménages, MRE et entreprises privées consolident ainsi leur ancrage dans le système bancaire, malgré un contexte de taux d’intérêt en léger ajustement.



Banques: l’épargne franchit 1.348,7 MMDH à fin janvier 2026

À fin janvier 2026, les dépôts bancaires se sont établis à 1.348,7 milliards de dirhams (MMDH), soit une hausse de 8,6% sur un an, d’après le tableau de bord « Crédits – Dépôts bancaires » publié par Bank Al-Maghrib (BAM). Ce rythme, soutenu, confirme la robustesse de la collecte dans un environnement économique encore marqué par des arbitrages prudents.
 

Les ménages demeurent le socle de cette dynamique. Leurs dépôts ont progressé de 7,2% sur un an pour atteindre 983,9 MMDH. À eux seuls, ils représentent l’essentiel de la liquidité bancaire. Dans ce total, 223,9 MMDH sont détenus par les Marocains résidant à l’étranger (MRE), rappelant le rôle structurant de la diaspora dans l’équilibre financier national. Au-delà des transferts, cette épargne témoigne d’un lien durable avec le pays.
 

Les entreprises privées non financières affichent, elles aussi, une accélération notable. Leurs dépôts ont grimpé à 253,1 MMDH, en hausse annuelle de 12,8%. Cette progression peut traduire une amélioration des trésoreries ou un choix assumé de conserver des liquidités dans un contexte où la visibilité reste mesurée. Beaucoup d’opérateurs privilégient encore la prudence, quitte à temporiser certains investissements.
 

Sur le front des taux d’intérêt, les ajustements sont contrastés. Le taux de rémunération des dépôts à terme (DAT) à 6 mois a reculé de 34 points de base d’un mois à l’autre pour s’établir à 2,19% à fin janvier. En revanche, le taux des DAT à 12 mois a progressé de 12 points de base, atteignant 2,76%. Ces mouvements, modestes mais significatifs, reflètent les arbitrages fins opérés dans la gestion de la liquidité.
 

Le taux minimum de rémunération des comptes d’épargne a, pour sa part, été fixé à 1,61% pour le premier semestre 2026, en baisse de 30 points de base par rapport au semestre précédent. Pour les épargnants, le dilemme est clair : privilégier la disponibilité immédiate des fonds ou chercher un rendement légèrement supérieur à plus long terme.
 

Au total, ces chiffres traduisent un signal de confiance dans le système bancaire. L’épargne continue de s’inscrire majoritairement dans les circuits formels, renforçant la capacité de financement de l’économie. Le véritable enjeu reste désormais la transformation de cette masse de dépôts en levier d’investissement productif et d’emplois, dans une logique de croissance durable et inclusive.





Mardi 3 Mars 2026