L'ODJ Média

Biennale des arts islamiques 2027–2028 : Al Madar devient une plateforme permanente


Rédigé par le Vendredi 27 Février 2026

À Djeddah, la Biennale des arts islamiques 2027–2028 ancre le Terminal Hajj et lance Al Madar, plateforme permanente reliant héritage et création.



Biennale des arts islamiques 2027–2028 : Al Madar devient une plateforme permanente
La Diriyah Biennale Foundation a dévoilé les dates et les grandes lignes de la troisième Biennale des arts islamiques, programmée pour l’automne 2027 à Djeddah. L’événement ambitionne d’ancrer durablement le Terminal Hajj comme un carrefour international où se rencontrent héritage historique et création contemporaine.

Désormais incontournable dans l’agenda culturel mondial, la Biennale des arts islamiques se tiendra du 1er novembre 2027 au 1er mars 2028. Le choix du lieu demeure porteur de sens : le Terminal Hajj de l’aéroport international Roi Abdelaziz à Djeddah, lauréat du Prix Aga Khan, qui fut et reste une porte symbolique ouverte sur le monde pour des générations de pèlerins.

Première institution au monde exclusivement dédiée aux arts des civilisations islamiques, la Biennale de Djeddah dépasse le format de l’exposition éphémère. Pour 2027, la Fondation affiche une montée en puissance en intensifiant ses partenariats avec musées, chercheurs et artistes à l’échelle internationale.

Al Madar : l’orbite de la connaissance

Au cœur de cette nouvelle phase se trouve Al Madar (« L’Orbite »). D’abord simple section d’exposition, l’initiative devient une plateforme permanente active toute l’année. Articulée autour de quatre axes : une exposition physique, un répertoire numérique de recherche, des symposiums et un réseau communautaire. Al Madar entend instaurer un échange continu entre les institutions détenant des collections d’art islamique partout dans le monde.

Pour Rakan Altouq, vice-président de la Fondation, cette évolution constitue un tournant : chaque édition gagne en ambition et en expérimentation curatoriale, soulignant la pertinence actuelle du domaine. « Nous œuvrons à transformer les liens tissés avec les artistes et les institutions en programmes d’échanges durables. »

Un pont entre les époques

La force de la Biennale réside dans une approche curatoriale singulière : mettre en résonance des objets historiques d’exception, parfois inédits au public avec des commandes contemporaines. La précédente édition avait marqué les esprits en rassemblant plus de 500 œuvres issues de 40 institutions situées dans 20 pays.

L’édition 2027 sera portée par une équipe pluridisciplinaire mêlant archéologie, architecture, histoire de l’art et cartographie. Ce collège aura notamment pour mission de prolonger le travail initié avec le Prix Al Musalla, concours international lancé en 2024, qui interroge l’avenir des espaces de culte à l’aune de la durabilité et de l’innovation technologique.

Un levier pour la Vision 2030

Sous l’impulsion d’Aya Al-Bakree, PDG de la Fondation, la Biennale s’inscrit pleinement dans la transformation culturelle du Royaume. En alignant désormais l’ouverture de ses deux biennales (arts contemporains et arts islamiques) sur la fin de l’année civile, l’Arabie saoudite structure un calendrier propice au tourisme culturel.

Fortes de près d’un million de visiteurs cumulés lors des éditions précédentes, les Biennales de Djeddah s’affirment comme un puissant vecteur de rayonnement pour le patrimoine vivant de l’Islam.




Vendredi 27 Février 2026