La dette publique atteint 3 595,5 milliards d’euros
Le chiffre est désormais officiel. À la fin du deuxième trimestre 2026, la dette publique française atteint 3 595,5 milliards d’euros, soit 119 % du produit intérieur brut, selon l’Insee. Elle a augmenté de 59,6 milliards d’euros en trois mois. Ce montant couvre l’ensemble des administrations publiques : l’État, les organismes publics, les collectivités territoriales et les administrations de sécurité sociale.
Pour un président dont la crédibilité reposait largement sur sa compétence économique, la facture est politiquement lourde. La maîtrise financière devait accompagner la transformation du pays. À l’approche de la dernière année de son second mandat, les comptes racontent une trajectoire autrement plus préoccupante.
Une précision s’impose pourtant : le déficit public a diminué en 2025, passant de 5,8 % à 5,1 % du PIB, soit 152,5 milliards d’euros. L’amélioration est réelle. Elle reste insuffisante pour sortir la France du groupe des pays européens les plus déficitaires : seuls la Roumanie, la Pologne et la Belgique présentent alors un déficit supérieur dans l’Union européenne.
L’activité économique n’offre guère de soulagement. Le PIB a reculé de 0,2 % au premier trimestre 2026, puis stagné au deuxième. Sur ce dernier trimestre, le pouvoir d’achat des ménages par unité de consommation a baissé de 0,6 %. La croissance est donc à l’arrêt sur cette période, même si le résultat annuel de 2026 reste à établir.
Les comptes sociaux prolongent l’alerte. Selon la Cour des comptes, le déficit de la Sécurité sociale atteint 21,6 milliards d’euros en 2025, son niveau le plus élevé depuis 2012 hors années exceptionnelles du Covid. Les dépenses ont progressé plus rapidement que les recettes, malgré des ressources nouvelles. www.ccomptes.fr
Une promesse budgétaire fragilisée, un bilan de l’emploi plus contrasté
La stratégie présidentielle privilégiait une politique de l’offre : améliorer les conditions de production et d’investissement pour soutenir l’activité. Le remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune par l’impôt sur la fortune immobilière, le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital et la baisse de l’impôt sur les sociétés à 25 % en ont constitué des piliers.
La question de leur financement demeure. Dans son rapport sur le budget 2026, le rapporteur général du Sénat critique des baisses d’impôts non financées depuis 2017, suivies de prélèvements correctifs plus complexes. Cette appréciation pointe une faiblesse politique : annoncer des allègements est plus facile que construire les économies ou les recettes capables de les compenser durablement.
Les crises extérieures doivent néanmoins entrer dans l’analyse. La Commission européenne souligne le poids du choc énergétique sur l’activité et celui des intérêts sur les finances publiques. Attribuer chaque euro de dette à Emmanuel Macron serait donc un raccourci. Mais la responsabilité politique porte aussi sur la capacité à préserver des marges de manœuvre lorsque les crises surviennent.
L’emploi appelle également une lecture rigoureuse. Le chômage atteint 8,3 % au deuxième trimestre 2026, contre 7,6 % un an auparavant. Il reste toutefois inférieur aux 9,6 % du deuxième trimestre 2017, dans la série comparable de l’Insee. Une amélioration a bien eu lieu ; son retournement actuel en fragilise la portée.
Le bilan économique ne se résume donc pas à un échec uniforme. Le bilan budgétaire, lui, est sévère. La France reste lourdement endettée, fortement déficitaire et confrontée à une activité affaiblie. Le « Mozart de la finance » pourra invoquer les tempêtes traversées. Il lui restera à expliquer pourquoi la promesse de solidité financière a si mal résisté à l’épreuve des comptes.
Pour un président dont la crédibilité reposait largement sur sa compétence économique, la facture est politiquement lourde. La maîtrise financière devait accompagner la transformation du pays. À l’approche de la dernière année de son second mandat, les comptes racontent une trajectoire autrement plus préoccupante.
Une précision s’impose pourtant : le déficit public a diminué en 2025, passant de 5,8 % à 5,1 % du PIB, soit 152,5 milliards d’euros. L’amélioration est réelle. Elle reste insuffisante pour sortir la France du groupe des pays européens les plus déficitaires : seuls la Roumanie, la Pologne et la Belgique présentent alors un déficit supérieur dans l’Union européenne.
L’activité économique n’offre guère de soulagement. Le PIB a reculé de 0,2 % au premier trimestre 2026, puis stagné au deuxième. Sur ce dernier trimestre, le pouvoir d’achat des ménages par unité de consommation a baissé de 0,6 %. La croissance est donc à l’arrêt sur cette période, même si le résultat annuel de 2026 reste à établir.
Les comptes sociaux prolongent l’alerte. Selon la Cour des comptes, le déficit de la Sécurité sociale atteint 21,6 milliards d’euros en 2025, son niveau le plus élevé depuis 2012 hors années exceptionnelles du Covid. Les dépenses ont progressé plus rapidement que les recettes, malgré des ressources nouvelles. www.ccomptes.fr
Une promesse budgétaire fragilisée, un bilan de l’emploi plus contrasté
La stratégie présidentielle privilégiait une politique de l’offre : améliorer les conditions de production et d’investissement pour soutenir l’activité. Le remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune par l’impôt sur la fortune immobilière, le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital et la baisse de l’impôt sur les sociétés à 25 % en ont constitué des piliers.
La question de leur financement demeure. Dans son rapport sur le budget 2026, le rapporteur général du Sénat critique des baisses d’impôts non financées depuis 2017, suivies de prélèvements correctifs plus complexes. Cette appréciation pointe une faiblesse politique : annoncer des allègements est plus facile que construire les économies ou les recettes capables de les compenser durablement.
Les crises extérieures doivent néanmoins entrer dans l’analyse. La Commission européenne souligne le poids du choc énergétique sur l’activité et celui des intérêts sur les finances publiques. Attribuer chaque euro de dette à Emmanuel Macron serait donc un raccourci. Mais la responsabilité politique porte aussi sur la capacité à préserver des marges de manœuvre lorsque les crises surviennent.
L’emploi appelle également une lecture rigoureuse. Le chômage atteint 8,3 % au deuxième trimestre 2026, contre 7,6 % un an auparavant. Il reste toutefois inférieur aux 9,6 % du deuxième trimestre 2017, dans la série comparable de l’Insee. Une amélioration a bien eu lieu ; son retournement actuel en fragilise la portée.
Le bilan économique ne se résume donc pas à un échec uniforme. Le bilan budgétaire, lui, est sévère. La France reste lourdement endettée, fortement déficitaire et confrontée à une activité affaiblie. Le « Mozart de la finance » pourra invoquer les tempêtes traversées. Il lui restera à expliquer pourquoi la promesse de solidité financière a si mal résisté à l’épreuve des comptes.