Une demande en forte expansion
Cette évolution confirme l’appétit croissant des consommateurs marocains pour les fruits tropicaux. La valeur de ces importations s’établit à 16,5 millions de dollars, dans un contexte de croissance continue du marché.
Sur cinq ans, les volumes importés ont quasiment triplé, avec une progression annuelle moyenne estimée à 23%. Une tendance qui illustre une évolution durable des habitudes alimentaires.
Une production locale encore limitée
Au Maroc, la production de mangues et de goyaves reste faible et essentiellement expérimentale. Le marché national dépend donc largement des importations pour assurer son approvisionnement.
Cette dépendance rend le secteur sensible aux fluctuations des saisons agricoles et aux variations de l’offre internationale.
De nouveaux fournisseurs sur le marché
Historiquement dominé par le Mali, le marché marocain des mangues et goyaves a connu une recomposition en 2025 en raison de retards dans la campagne malienne.
D’autres pays ont alors renforcé leur présence, notamment le Sénégal, l’Espagne, le Burkina Faso et, dans une moindre mesure, le Pérou.
L’Espagne s’est particulièrement distinguée en multipliant ses expéditions par sept au cours du second semestre.
En fin d’année, le Sénégal devient le principal fournisseur avec 21% de part de marché, suivi de l’Espagne (18%) et du Burkina Faso (15%). Le Mali recule à la quatrième position avec environ 12%.
Un marché en recomposition
D’autres évolutions confirment la dynamique du secteur. Le Pérou a multiplié ses exportations vers le Maroc par 4,5, tandis que la Côte d’Ivoire enregistre une progression de 25%.
À l’inverse, les importations en provenance de l’Égypte et du Brésil ont chuté de près de moitié.
Selon les observateurs, le Mali pourrait chercher à regagner des parts de marché en 2026, après avoir perdu une partie de ses débouchés européens.
Une tendance de fond
La hausse continue des importations de fruits tropicaux confirme une transformation progressive de la consommation alimentaire au Maroc, portée par une diversification de l’offre et une ouverture accrue aux produits importés.