Le jeune milieu de terrain n’a pas caché sa déception après le coup de sifflet final.
« On est tristes, déçus, frustrés parce qu’on voulait gagner. On a tout donné, mais c’est comme ça. On était face à une belle équipe de France qui nous a battus. C’était un match compliqué. On savait dès le début qu’il allait falloir faire beaucoup d’efforts, se donner à fond et être solidaires, ce qu’on a essayé de faire au maximum. Après, voilà, c’est le football, on ne peut pas toujours gagner. Félicitations à eux », a-t-il déclaré.
Interrogé sur les difficultés rencontrées par le Maroc au cours de cette rencontre, Bouaddi a estimé que les Lions de l’Atlas avaient manqué de fraîcheur dans certains moments clés.
« Je pense qu’au niveau de la récupération, on aurait peut-être pu faire mieux, avec plus de fraîcheur. Mais c’est aussi ça le football. Quand on court beaucoup, on est fatigué, on manque parfois un peu d’énergie. »
Âgé de 18 ans, Bouaddi a également évoqué la dimension particulière de cette affiche face à la France, lui qui possède des attaches avec les deux pays. Le milieu marocain a toutefois assuré que son engagement envers les Lions de l’Atlas n’avait jamais fait de doute.
« C’était un match spécial puisque je suis marocain et français. Mais une fois sur le terrain, il n’y a pas vraiment d’état d’âme. Je donne le maximum pour mon pays, le Maroc, que je représente. Je suis très fier de porter ce maillot et, à chaque match, j’essaie de donner le maximum, peu importe l’adversaire. »
Malgré cette élimination, Ayyoub Bouaddi quitte le Mondial avec un record marquant. À 18 ans et 280 jours, il est devenu le deuxième plus jeune joueur de l’histoire à disputer un quart de finale de Coupe du monde, derrière Pelé, qui avait atteint ce stade de la compétition à 17 ans et 239 jours lors du Mondial 1958 face au Pays de Galles.
Si l’aventure s’arrête aux portes du dernier carré, les Lions de l’Atlas confirment une nouvelle fois leur progression sur la scène internationale. Après la demi-finale historique de 2022, cette qualification en quarts de finale en 2026 vient conforter la place du Maroc parmi les sélections les plus compétitives du football mondial.