Brahim Ghali, ou l'art de gouverner une république invisible
Certaines lettres sont indispensables pour saisir à quel point peuvent être cruellement déconnectés de la réalité ceux qui, depuis longtemps, ont choisi de la fuir. La lettre de deux pages que Brahim Ghali a adressée au Secrétaire général des Nations Unies le 10 mai 2026, rédigée dans un anglais familier, appartient à ce courant fascinant de la littérature politique qui réécrit le monde avec la conviction désarmante de quelqu'un qui croit encore que les années 1970 n'ont jamais pris fin.