I. Un gain diplomatique et géopolitique mesurable : le soft power en action
Saad Faouzi
En accueillant la CAN 2025, le Maroc n’a pas seulement accueilli le football africain ; il a accueilli l’Afrique politique, économique et médiatique.
Pendant un mois, le Royaume est devenu :
La couverture médiatique internationale — télévisions, plateformes numériques, presse économique — a projeté une image de pays fiable, organisé et capable de livrer des projets complexes dans les délais.
Ce capital image est stratégique : il renforce la crédibilité du Maroc dans ses négociations économiques, ses partenariats Sud-Sud et ses ambitions continentales .
La CAN a ainsi consolidé le positionnement du Royaume comme puissance africaine d’équilibre, capable de fédérer, d’organiser et de sécuriser un événement continental majeur — un atout diplomatique clé à l’approche de la coupe du monde 2030.
Pendant un mois, le Royaume est devenu :
- le centre diplomatique informel du continent,
- un hub de rencontres bilatérales et multilatérales,
- et une vitrine de stabilité institutionnelle dans un environnement régional sous tension.
Ce capital image est stratégique : il renforce la crédibilité du Maroc dans ses négociations économiques, ses partenariats Sud-Sud et ses ambitions continentales .
La CAN a ainsi consolidé le positionnement du Royaume comme puissance africaine d’équilibre, capable de fédérer, d’organiser et de sécuriser un événement continental majeur — un atout diplomatique clé à l’approche de la coupe du monde 2030.
II. Un impact économique direct et indirect significatif
Sur le plan économique, les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Selon plusieurs estimations concordantes :
La consommation intérieure a connu une hausse moyenne de 25 % dans les villes hôtes, avec des pics encore plus élevés pour les PME de l’hôtellerie, de la restauration, de l’artisanat et du transport urbain, dont les chiffres d’affaires ont progressé de 40 à 50 % pendant la compétition.
Au-delà de l’événement, la CAN a permis d’accélérer l’exécution d’infrastructures structurantes — stades, mobilité urbaine, équipements hôteliers — dont près de 80 % serviront directement la Coupe du Monde 2030, réduisant ainsi le coût marginal des investissements futurs pour développer des villes en retard comme Fès et Agadir .
Selon plusieurs estimations concordantes :
- Les retombées économiques directes de la CAN 2025 sont évaluées entre 10 et 12 milliards de dirhams, principalement dans le tourisme, l’hôtellerie, les transports et les services .
- En valeur globale, certaines analyses estiment que l’événement a généré jusqu’à 1 milliard d’euros de revenus, mobilisant plus de 3 000 entreprises et créant près de 100 000 emplois directs et indirects, temporaires et permanents.
Au-delà de l’événement, la CAN a permis d’accélérer l’exécution d’infrastructures structurantes — stades, mobilité urbaine, équipements hôteliers — dont près de 80 % serviront directement la Coupe du Monde 2030, réduisant ainsi le coût marginal des investissements futurs pour développer des villes en retard comme Fès et Agadir .
III. Un choc touristique historique et durable
Le secteur touristique est sans doute le grand bénéficiaire structurel de la CAN 2025.
En 2025, le Maroc a enregistré 19,8 millions d’arrivées touristiques, en hausse de 14 % par rapport à 2024, frôlant pour la première fois le seuil symbolique des 20 millions de visiteurs. Les recettes voyages ont atteint près de 124 milliards de dirhams, soit une progression annuelle de 19 % .
Dans certaines villes hôtes, l’impact a été immédiat :
Mais l’essentiel est ailleurs : la CAN a servi de test grandeur nature de la capacité d’accueil, de service et d’expérience client du Maroc.
Elle a transformé des visiteurs occasionnels en ambassadeurs touristiques durables, notamment en provenance d’Afrique subsaharienne, un marché à fort potentiel de croissance.
En 2025, le Maroc a enregistré 19,8 millions d’arrivées touristiques, en hausse de 14 % par rapport à 2024, frôlant pour la première fois le seuil symbolique des 20 millions de visiteurs. Les recettes voyages ont atteint près de 124 milliards de dirhams, soit une progression annuelle de 19 % .
Dans certaines villes hôtes, l’impact a été immédiat :
- Rabat a accueilli à elle seule au moins 150 000 touristes supplémentaires pendant la CAN, selon les opérateurs du secteur.
- Les aéroports, notamment Casablanca Mohammed V, ont enregistré des pics de trafic dépassant 290 000 passagers sur la période, confirmant l’effet “accélérateur de flux” de l’événement.
Elle a transformé des visiteurs occasionnels en ambassadeurs touristiques durables, notamment en provenance d’Afrique subsaharienne, un marché à fort potentiel de croissance.
IV. Un héritage stratégique pour 2030
La véritable victoire du Maroc réside dans l’héritage.
La CAN 2025 a permis :
Elle a aussi accéléré la transformation urbaine de métropoles comme Casablanca, Rabat ou Tanger, renforçant leur attractivité économique et touristique, tout en posant le défi — légitime — de l’inclusion sociale et territoriale, qui devra être mieux intégrée dans les politiques publiques futures.
La CAN 2025 a permis :
- de tester les infrastructures sportives et urbaines,
- d’éprouver les dispositifs de sécurité et de mobilité,
- d’identifier les faiblesses organisationnelles à corriger avant 2030.
La CAN 2025 n’a pas été une dépense événementielle.
Elle a été un investissement stratégique, aux rendements diplomatiques, économiques et touristiques tangibles.
Le Maroc y a gagné :
En définitive, la CAN 2025 a confirmé une réalité essentielle, le Maroc ne se contente plus d’accueillir des événements, il capitalise sur eux pour renforcer sa souveraineté économique et son influence continentale.
Par Saad Faouzi
Le Maroc y a gagné :
- une crédibilité internationale renforcée,
- une économie locale stimulée,
- et une industrie touristique projetée dans une nouvelle dimension.
Par Saad Faouzi