Dans des déclarations relayées par la presse internationale, l’ancien sélectionneur a expliqué avoir été directement sollicité par Sadio Mané au cœur de la crise. Le capitaine sénégalais, confronté à une situation aussi inédite qu’explosive, lui aurait demandé quel choix il ferait à sa place. « Je lui ai répondu sans hésiter que la seule décision responsable était de retourner jouer », a confié le technicien français.
Ancien sélectionneur du Sénégal entre 1988 et 1992, Claude Le Roy a précisé que son intervention s’est limitée à un conseil purement sportif, guidé par le respect des règles et de l’esprit du jeu. À ce moment-là, la rencontre risquait en effet d’être définitivement interrompue après le penalty accordé au Maroc dans les dernières secondes du temps réglementaire.
Sadio Mané a confirmé cette version lors d’une interview télévisée, reconnaissant que la tension était extrême au sein du groupe sénégalais et que l’option de l’abandon avait été sérieusement envisagée. « Quand j’ai vu Claude Le Roy, je me suis dit que c’était la bonne personne à consulter dans un moment pareil », a-t-il expliqué. Après avoir également échangé avec Mamadou Niang et El Hadji Diouf, Mané s’est rendu au vestiaire pour convaincre ses coéquipiers de reprendre le match.
Les joueurs sénégalais sont finalement revenus sur la pelouse, permettant la reprise de la finale. Brahim Díaz a ensuite tenté une panenka sur le penalty accordé au Maroc, mais le gardien Édouard Mendy s’est illustré en repoussant la tentative. Le but décisif est intervenu en prolongation, offrant au Sénégal un deuxième sacre continental.
Cette séquence controversée faisait suite à un arrêt prolongé du match, provoqué par la décision du sélectionneur sénégalais Pape Thiaw de retirer ses joueurs du terrain, un geste contraire aux règlements de la Confédération africaine de football (CAF). La situation a également dégénéré dans les tribunes, où des incidents graves impliquant des supporters sénégalais ont nécessité une importante intervention des forces de sécurité.
Face à la gravité des faits, la CAF a ouvert une enquête disciplinaire afin d’établir les responsabilités et d’éventuelles sanctions. De son côté, la Fédération royale marocaine de football a annoncé son intention de saisir les instances compétentes de la CAF et de la FIFA, estimant que les événements survenus lors de la finale ont porté atteinte à l’intégrité de la compétition et aux droits de la sélection marocaine.