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CAN 2025 : Lekjaa défend le sacre marocain et répond aux critiques sénégalaises


Rédigé par le Lundi 15 Juin 2026

Près de cinq mois après la finale de la Coupe d’Afrique des nations remportée par le Maroc face au Sénégal, les polémiques entourant cette rencontre continuent d’alimenter les débats. Face aux accusations de favoritisme et aux critiques formulées par certains responsables sénégalais, le président de la Fédération Royale Marocaine de Football, Fouzi Lekjaa, est sorti de son silence pour défendre l’organisation du tournoi et la légitimité du titre décroché par les Lions de l’Atlas.



CAN 2025 : Lekjaa défend le sacre marocain et répond aux critiques sénégalaises

Invité de l’émission « Magharib » diffusée sur la plateforme Al Jazeera 360, Fouzi Lekjaa a répondu aux différentes controverses ayant marqué l’après-finale, rejetant catégoriquement toute idée d’un quelconque avantage accordé à la sélection marocaine.

 

« Si le Maroc avait bénéficié d’un avantage arbitral, nous n’aurions pas attendu la 90e minute pour faire la différence. Et puis, est-ce qu’une équipe qui triche se qualifie en demi-finale aux tirs au but ? », a-t-il affirmé.


Le dirigeant marocain a également réagi aux critiques portant sur les conditions d’hébergement et les installations mises à la disposition de la sélection sénégalaise avant la finale disputée à Rabat. Selon lui, l’ensemble des hôtels et centres d’entraînement avaient été attribués bien avant le début de la compétition, dans le cadre d’une planification validée à l’avance.


Il a expliqué que le Sénégal, basé à Tanger durant le tournoi, avait dû changer de lieu de résidence en raison de la tenue de la finale à Rabat, comme cela est habituellement prévu dans les grandes compétitions internationales.

 

« L’équipe sénégalaise s’est rendue à l’hôtel qui lui avait été attribué, mais elle a indiqué qu’elle ne souhaitait pas y séjourner. Nous sommes alors intervenus, en coordination avec le comité d’organisation, afin de lui proposer un nouvel hôtel », a-t-il précisé.


Concernant les infrastructures sportives, Lekjaa a assuré que plusieurs alternatives avaient été proposées à la délégation sénégalaise après son refus du centre d’entraînement initialement prévu.

 

« Nous avons mis à sa disposition l’ensemble des terrains disponibles à Rabat afin qu’elle choisisse celui qui lui convenait. C’est finalement elle-même qui a sélectionné le terrain sur lequel elle souhaitait s’entraîner », a-t-il ajouté.


Le président de la FRMF a également abordé la question de la billetterie, autre sujet de tension entre les deux parties. Il a rappelé que les billets de la compétition avaient été commercialisés par la CAF plusieurs semaines avant le début du tournoi et que les organisateurs avaient accordé un quota supplémentaire à la délégation sénégalaise.


Selon lui, la forte présence du public marocain s’explique principalement par la mobilisation populaire autour de la sélection nationale et non par une quelconque restriction visant les supporters sénégalais.


Le point le plus sensible demeure toutefois le penalty accordé au Maroc dans les dernières minutes de la finale, décision qui avait provoqué une vive contestation du camp sénégalais.

 

« Je n’ai jamais vu, au cours de ma carrière, une équipe quitter le terrain pour protester contre une décision arbitrale », a déclaré Lekjaa, estimant que la réaction sénégalaise avait dépassé le cadre sportif.


Le patron du football marocain s’est montré particulièrement catégorique sur la validité de l’action litigieuse.

 

« Je mets au défi tous les experts du monde. Si l’action de la 90e minute ne constitue pas un penalty valable, je suis prêt à renoncer à ce titre et à toute cette compétition », a-t-il lancé.


Malgré ces divergences, Fouzi Lekjaa a tenu à rappeler la solidité des relations historiques entre le Maroc et le Sénégal, affirmant que les liens entre les deux pays dépassent largement le cadre du football.

 

« Il n’existe aucun différend. Les relations historiques entre nos deux pays reposent sur un héritage stratégique, humain et historique profond qui ne saurait être remis en cause », a-t-il souligné.


En conclusion, le président de la FRMF a mis en avant le succès organisationnel de la compétition, estimant que les infrastructures marocaines et la qualité de la logistique déployée ont été saluées à l’échelle internationale.

Selon lui, les critiques apparues après la finale ne doivent pas occulter la réussite globale de l’événement, ni les retours positifs reçus de la part des différentes délégations et instances du football mondial.





Salma Labtar
Journaliste sportive et militante féministe, lauréate de l'ISIC. Dompteuse de mots, je jongle avec... En savoir plus sur cet auteur
Lundi 15 Juin 2026