Depuis la CAN 2004, les matchs à élimination directe ont souvent été un défi pour le Maroc, avec seulement un succès notable face au Malawi en 2021 (2-1), après avoir été mené au score. Hier, la Tanzanie a confirmé qu’elle n’était pas là pour faire de la figuration, en tenant tête à une équipe marocaine privée d’Ounahi, blessé la veille, et avec la titularisation incertaine d’Hakimi.
Walid Regragui avait opté pour une composition équilibrée : un seul milieu défensif (Neil El Aynaoui) capable de soutenir la charnière et de relayer le jeu, entouré de joueurs polyvalents et mobiles (Brahim Diaz, Ezzalzouli, Saibari, El Khannouss) pour varier les combinaisons et percuter sur les côtés.
Malgré une première période entachée de déchets techniques, le Maroc a su imposer sa domination après la pause. Brahim Diaz, dans un timing parfait, a débloqué la rencontre et offert la victoire. Mais le match est resté incertain jusqu’au bout, les Lions reculant légèrement en fin de rencontre et laissant planer le suspense, accentué par la sortie de plusieurs cadres et quelques frayeurs sur le but de Bounou.
Même les décisions arbitrales ont ajouté au stress, comme cette petite poussette d’Adam Masina dans la surface, passée sans penalty.
Au final, cette victoire laborieuse confère encore plus de valeur à la qualification. La Tanzanie sort la tête haute, tandis que le Maroc se prépare à affronter un adversaire plus coriace encore : le Cameroun, pour une nouvelle bataille qui promet d’être intense. Une preuve que, pour les Lions, souffrir fait désormais partie du goût de la victoire.