Un récit remis en cause
Selon AS, les joueurs sénégalais auraient ignoré à plusieurs reprises des recommandations de l’organisation, avant et pendant la finale face au Maroc. Le média évoque non pas une succession d’incidents isolés, mais une série de décisions assumées, susceptibles d’avoir influencé le déroulement des événements.
Depuis près de 80 jours, cette finale reste au cœur des débats. Si le Sénégal revendique toujours le trophée, la Confédération Africaine de Football a attribué la victoire au Maroc via sa commission d’appel, tandis que le Tribunal Arbitral du Sport n’a pas encore rendu sa décision définitive.
Le voyage à Rabat pointé du doigt
Parmi les éléments soulevés, AS revient sur l’arrivée de la délégation sénégalaise à Rabat. Le journal affirme que les contraintes logistiques étaient connues à l’avance et que des alternatives avaient été proposées.
Malgré cela, la fédération aurait choisi de maintenir ses décisions, un choix que certaines sources décrivent comme « prémédité ».
L’argument de l’hébergement contesté
D’autres sélections, comme le Cameroun, y ont séjourné sans émettre de réserves, ce qui fragilise la thèse d’un traitement inéquitable.
Une fin de match chaotique
Le moment clé reste l’interruption du match en fin de rencontre. À la suite d’un penalty controversé, les joueurs sénégalais ont quitté la pelouse pendant plusieurs minutes. AS décrit une scène de confusion, évoquant une interruption prolongée et des comportements inhabituels, certains joueurs ayant même diffusé des vidéos depuis les vestiaires.
Des décisions arbitrales sous pression
L’enquête fait également écho aux révélations du Le Monde, selon lesquelles des consignes auraient été données à l’arbitre Jean-Jacques Ndala pour éviter de sanctionner les joueurs sénégalais. Une décision qui aurait empêché d’éventuelles expulsions et influencé la suite du match.
Une bataille qui dépasse le terrain
Au-delà de l’aspect sportif, cette affaire s’est transformée en véritable guerre des récits. Entre arguments juridiques, communication médiatique et enjeux d’image, le dossier dépasse désormais le cadre du football.
En remettant en cause plusieurs points clés de la version sénégalaise, AS contribue à rééquilibrer le débat, tout en soulignant les contradictions d’un dossier qui reste, à ce jour, loin d’avoir livré son verdict final.