Pour plusieurs observateurs, cette couverture médiatique s’inscrit dans une dynamique récurrente, notamment face aux succès du Maroc sur différents plans. L’analyste sportif Abdelaziz El Belghiti souligne que cette affaire est devenue un sujet central, amplifié par sa large diffusion et par certaines tentatives d’instrumentalisation visant à détourner l’attention d’autres problématiques.
Selon lui, une partie du paysage médiatique algérien adopte un ton marqué par le sensationnalisme et la propagande, traduisant une difficulté à accepter l’issue du dossier ainsi qu’une méconnaissance des règles encadrant le sport.
Le débat s’est principalement focalisé sur le sacre marocain, qualifié par El Belghiti de « remontada juridique ». Il attribue ce succès à la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), à son président Fouzi Lekjaa ainsi qu’à l’équipe nationale, soulignant que ce titre a été obtenu dans le respect des procédures, notamment après le retrait du Sénégal lors de la finale.
L’analyste note également l’existence de tentatives visant à mobiliser des soutiens en faveur de la sélection sénégalaise, que ce soit via les médias traditionnels ou les réseaux sociaux. Malgré ces pressions, le Maroc poursuit son développement, tant au niveau des résultats que des infrastructures, grâce à une stratégie claire et structurée.
Tout en rappelant que le sport devrait rester un espace de compétition saine, à l’écart des tensions politiques, El Belghiti estime que cette situation met en évidence la nécessité pour la presse sportive marocaine de se renforcer, notamment à l’approche d’événements majeurs comme la Coupe du Monde 2030, coorganisée avec l’Espagne et le Portugal.
De son côté, l’ancien international Houcine Ouchela considère que les critiques à l’encontre du Maroc s’inscrivent dans une logique de rivalité sportive. Il insiste sur le droit du Royaume à défendre ses intérêts par les voies légales, y compris lorsque les décisions se jouent sur le plan réglementaire à la suite d’infractions avérées.
Il rappelle également que le non-respect des règles ou l’interruption de matchs peut nuire à la crédibilité des compétitions. Selon lui, les critiques s’expliquent en partie par une forme de jalousie sportive face à l’avance prise par le Maroc.
Enfin, Ouchela met en avant les progrès réalisés ces dernières années, notamment en matière d’infrastructures et d’organisation, qui placent le Maroc en position de leader sur le continent. Il avertit toutefois contre la propagation de discours alimentés par la recherche du buzz.
En conclusion, malgré l’intensité des réactions, ces polémiques accompagnent souvent la réussite. L’essentiel, selon lui, reste la performance sur le terrain, seul véritable arbitre capable de trancher les débats.