Selon un rapport d’inspection relayé notamment par Le Monde, les trois pays hôtes peinent à respecter le cahier des charges. Les retards concernent aussi bien les stades que les infrastructures d’accueil, compromettant sérieusement le calendrier initial.
La situation la plus préoccupante concerne l’Ouganda, où aucun stade ne répond actuellement aux normes de catégorie 4 exigées par la CAF, indispensables pour accueillir une compétition de ce niveau.
Au Kenya, plusieurs projets accusent également du retard, notamment le stade de Talanta à Nairobi, dont la livraison a été repoussée. Le pays a été rappelé à l’ordre par les instances du football africain.
En revanche, la Tanzanie apparaît comme le pays le plus avancé, avec des travaux globalement conformes aux délais fixés.
Dans ce contexte, certains pays suivent la situation de près, à l’image du Rwanda et de l’Afrique du Sud, prêts à se positionner en cas de désistement du trio initial.
Attribuée en avril 2023, cette édition devait marquer une première historique avec une organisation conjointe entre trois pays d’Afrique de l’Est, mais les difficultés actuelles ravivent les doutes sur la faisabilité du projet.
Le contraste est d’autant plus fort avec la Coupe d’Afrique des nations 2025 organisée au Maroc, considérée comme un succès majeur, avec des records d’affluence, de revenus et de diffusion, et une nouvelle dimension donnée à la compétition continentale.