CAN Maroc 2025 : la finale devant le TAS, le Maroc peut-il obtenir gain de cause ?


Les événements survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations, le 18 janvier 2026, continuent d’alimenter un débat sportif et juridique majeur. Alors que le dossier est porté devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), une question domine : les décisions des instances compétentes de la Confédération africaine de football peuvent-elles conforter les prétentions marocaines au titre ? Pour décrypter les enjeux de cette affaire, LODJ Maroc et le quotidien Al Alam consacrent une émission spéciale de « Panorama Sport » aux différentes issues juridiques envisageables.



Une finale terminée sur le terrain, mais pas dans le débat juridique

Le football africain n’en a peut-être pas encore terminé avec la finale de la CAN Maroc 2025. Plusieurs mois après les événements du 18 janvier 2026, les controverses entourant cette rencontre continuent de susciter des interrogations sur l’application des règlements, les compétences des instances disciplinaires et les voies de recours ouvertes aux parties concernées.

Au-delà des émotions sportives, le dossier pose une question fondamentale : une décision juridique peut-elle modifier les conséquences sportives d’une finale ?

C’est autour de cette problématique que s’articule une nouvelle émission spéciale de « Panorama Sport », proposée conjointement par LODJ Maroc et le quotidien Al Alam.

L’objectif est de dépasser les commentaires passionnés pour examiner les textes applicables, les procédures engagées et les arguments susceptibles d’être examinés par les juridictions sportives.

Trois regards pour comprendre les enjeux : L’émission est préparée et présentée par Mohamed El Ouardi, qui recevra deux invités aux compétences complémentaires. Le premier, Mounir Aït Salah, expert international, apportera son analyse des dimensions sportives et institutionnelles de l’affaire, notamment du fonctionnement des instances africaines et internationales. Le second, Khalid Traboulsi, président de l'Alliance des avocats istiqlaliens, abordera les aspects juridiques du dossier : portée des décisions, interprétation des règlements, recevabilité des recours et conséquences possibles d'une sentence arbitrale.
 
Le débat cherchera notamment à distinguer les attentes des supporters des réalités procédurales.

Car si l’opinion publique s’interroge sur une éventuelle attribution du titre au Maroc, une telle issue ne peut être considérée comme acquise avant l’examen des décisions officielles et des règles applicables.

Le TAS, arbitre des litiges sportifs internationaux

Installé à Lausanne, en Suisse, le Tribunal arbitral du sport constitue une juridiction arbitrale de référence pour le règlement de nombreux différends sportifs internationaux.

Son rôle n’est pas de répondre à la pression médiatique ni de satisfaire les attentes d’un public. Il consiste à examiner les recours relevant de sa compétence, au regard des règlements, des éléments du dossier et des principes juridiques applicables.

Dans l’affaire de la finale de la CAN 2025, plusieurs questions méritent donc d’être éclaircies.
Quelle est exactement la nature des décisions contestées ? Quelles instances de la CAF sont intervenues ? Sur quels fondements réglementaires les parties peuvent-elles défendre leurs positions ? Et jusqu’où le TAS peut-il aller dans le contrôle d’une décision prise par une fédération sportive ?

Autant d’interrogations déterminantes, car les pouvoirs d’une juridiction arbitrale dépendent notamment de la nature du litige, des demandes formulées et des règles qui encadrent sa saisine.

Les décisions de la CAF au centre des débats

L’un des principaux axes de l’émission portera sur les décisions rendues par les organes compétents de la Confédération africaine de football (CAF).

Leur portée juridique, leur motivation et leur éventuelle contestation constituent des éléments essentiels pour comprendre l’évolution du dossier.

Une hypothèse sera particulièrement examinée : celle d’une confirmation, par le TAS, de décisions favorables à la position marocaine.

Mais une confirmation juridique n’entraîne pas nécessairement toutes les conséquences sportives que certains observateurs pourraient en attendre.

Il faudra notamment distinguer les éventuelles sanctions disciplinaires, la validation ou la modification d’une décision sportive et les conséquences possibles sur l’attribution du titre.
Cette distinction est capitale pour éviter les raccourcis entre une victoire procédurale, une décision disciplinaire et une reconnaissance officielle du statut de champion.

Quelles issues possibles pour le Maroc ?

Sans préjuger de la sentence, plusieurs catégories d’issues peuvent être envisagées sur le plan juridique.

Le TAS pourrait, selon la portée du recours et les éléments soumis à son appréciation, confirmer une décision contestée, l’annuler, la modifier ou adopter une autre solution prévue par le cadre applicable.

Les conséquences concrètes dépendraient alors du dispositif de la décision arbitrale.

Pour le Maroc, l’enjeu dépasse donc la seule question de savoir si les arguments présentés sont convaincants. Il concerne également la capacité des procédures engagées à produire des effets sur le résultat sportif ou sur la reconnaissance du titre.

L’émission examinera ces différents scénarios sans confondre les hypothèses débattues avec une décision déjà rendue.

Une affaire qui interroge la crédibilité du football africain

Au-delà du cas marocain, cette controverse soulève des questions plus larges sur la gouvernance du football africain.

Comment garantir une application cohérente des règlements ? Comment assurer la transparence des décisions disciplinaires ? Et comment préserver la confiance des fédérations, des joueurs et des supporters lorsque des événements exceptionnels viennent perturber une compétition majeure ?

La réponse ne peut reposer uniquement sur l’autorité des institutions. Elle suppose également des décisions motivées, des procédures lisibles et une justice sportive dont l’indépendance et la cohérence ne prêtent pas à confusion.

Pour la CAF, comme pour l’ensemble des acteurs concernés, la gestion de tels litiges engage la crédibilité des compétitions continentales.

Le droit aura-t-il le dernier mot ?

La finale du 18 janvier 2026 continue ainsi de se prolonger dans un autre espace : celui des textes, des recours et des arbitrages.

Mais une précaution s’impose : tant que la juridiction compétente n’a pas officiellement tranché les questions qui lui sont soumises, aucune conclusion définitive ne peut être tirée sur l'issue du litige.

C’est précisément l’intérêt de cette émission spéciale de « Panorama Sport » : expliquer ce que le droit permet, ce qu’il ne permet pas et ce qui reste à établir.

Le Maroc peut-il obtenir gain de cause devant le TAS ? Les décisions de la CAF seront-elles déterminantes ? Et une sentence arbitrale pourrait-elle avoir une incidence sur l’attribution du trophée ?

Mohamed El Ouardi posera ces questions à Mounir Aït Salah et Khalid Trabelsi dans ce nouveau rendez-vous proposé par LODJ Maroc, en partenariat avec le quotidien Al Alam.

Une émission pour comprendre les enjeux juridiques d’une finale qui continue de faire débat, bien au-delà des quatre lignes du terrain.



Clarifier la chronologie de la finaleRendre le titre juridiquement plus prudent
Samedi 10 Octobre 2026

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