Cacao résilient : une recherche ivoirienne à suivre depuis le Maroc


Rédigé par La Redaction le Dimanche 1 Novembre 2026



La Côte d’Ivoire cherche à adapter sa principale culture d’exportation à des pluies plus irrégulières et à la hausse des températures. BFM Business rapporte que le CNRA a créé onze variétés de cacao jugées satisfaisantes lors d’essais de résistance au stress hydrique, avant une éventuelle commercialisation.

 

L’enjeu dépasse les exploitations concernées : le pays représente 40 % de la production mondiale de cacao, tandis que la filière fait vivre directement ou indirectement environ cinq millions de personnes. Le gouvernement ivoirien avertit que, sans adaptation, la production pourrait diminuer de 20 % à l’horizon 2050.

 

La sélection variétale n’est pas présentée comme une solution isolée. Des producteurs associent déjà les cacaoyers à d’autres espèces végétales pour créer de l’ombre et conserver davantage d’humidité. Cette agroforesterie, combinée à des plants plus résistants, illustre une démarche où recherche génétique, pratiques agricoles et observation locale progressent ensemble.

 

Pour le Maroc, qui n’est pas présenté par la source comme producteur de cacao, l’intérêt réside dans la sécurité des approvisionnements des transformateurs et dans la méthode agronomique. Les entreprises utilisant cette matière première peuvent suivre la résilience des filières africaines, tandis que la recherche marocaine peut comparer cette démarche avec ses propres travaux sur les cultures soumises au stress hydrique. La leçon est prudente : l’adaptation exige des essais longs, coûteux et adaptés à chaque territoire.





Dimanche 1 Novembre 2026
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