Des importations en forte hausse
Le pays a importé 267 259 tonnes de poissons congelés, contre 207 000 tonnes en 2024, soit 29,1% de plus en volume. La progression de la facture dépasse celle des quantités, révélant un renchérissement du prix moyen sur le marché international. Le poisson congelé reste ainsi un poste majeur des importations alimentaires, avec les céréales, contribuant au déficit commercial national.
Un déficit structurel à combler
La demande nationale en poissons est estimée à 500 000 tonnes par an, largement supérieure à l’offre locale. Cette situation oblige le pays à importer massivement. Pour réduire cette dépendance, le gouvernement prévoit de renforcer la production nationale et d’augmenter l’autosuffisance halieutique.
Objectifs ambitieux pour la production locale
Le Document de programmation économique et budgétaire 2025-2027 fixe la production halieutique à 600 000 tonnes d’ici 2027, contre 225 000 tonnes en 2024, soit une hausse de 166,7% en quatre ans.
Pour atteindre cet objectif, les autorités misent sur la construction et la réhabilitation des infrastructures de pêche, ainsi que sur le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique, visant à soutenir la production locale et réduire progressivement la dépendance aux importations.