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Cancers du foie, du poumon et myélome: des avancées marquantes selon l’ACS


Progrès historiques contre le cancer: +70 % de survie à cinq ans selon l’ACS 2026. Les gains restent inégaux par région et statut social, appelant à des politiques équitables et à un renforcement de la prévention.



Cancers du foie, du poumon et myélome: des avancées marquantes selon l’ACS
Selon le rapport annuel 2026 de l’American Cancer Society (ACS), les taux de survie des patients atteints de cancer ont enregistré une amélioration sans précédent, même si la maladie demeure l’un des défis sanitaires les plus graves aux États-Unis, causant des centaines de milliers de décès chaque année.

Pour la première fois, la survie globale à cinq ans, tous cancers confondus, atteint environ 70 % aux États-Unis, contre près de 50 % au milieu des années 1970. Cette progression reflète des décennies d’investissements dans le dépistage précoce, le développement de thérapies innovantes et l’intégration de la médecine personnalisée en pratique clinique.

Des cancers historiquement difficiles à traiter montrent des avancées marquées : la survie du cancer du foie est passée d’environ 7 % à 22 %, celle du cancer du poumon de 15 % à 28 %, tandis que les chances de survie pour le myélome ont presque doublé pour atteindre 62 %.

Malgré ces progrès, le cancer reste une cause majeure de mortalité. Pour 2026, on anticipe environ 2,1 millions de nouveaux cas et 626 000 décès aux États-Unis, soit près de 1 720 morts par jour. Le cancer du poumon demeure la première cause de décès, suivi par les cancers colorectal et du pancréas. Le fardeau est particulièrement lourd chez les hommes de 60 à 79 ans et chez les femmes de 40 à 79 ans, révélant l’influence combinée de l’âge et des modes de vie sur le risque.

Les gains ne sont pas uniformes. Les experts alertent sur des disparités persistantes selon les régions, les catégories sociales et les types de cancer, liées notamment à l’accès inégal aux services de santé, au dépistage et aux traitements de pointe.

Parmi les leviers d’amélioration figurent le dépistage organisé à l’image de la mammographie pour le cancer du sein, la disponibilité des thérapies avancées et une meilleure sensibilisation du public. Ces facteurs, conjugués, augmentent significativement les chances de survie.

À l’échelle mondiale, l’OMS et le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) préviennent d’une augmentation substantielle du fardeau. Les estimations de responsables de l’ACS et de l’Union internationale contre le cancer suggèrent que les nouveaux cas pourraient atteindre 35 millions par an d’ici 2050 sans accélération des efforts de prévention et de traitement. On déplore déjà environ 10 millions de décès annuels liés au cancer, tandis que plus de 53 millions de personnes vivent cinq ans ou plus après leur diagnostic, signe d’avancées dans certains pays et de fractures persistantes dans d’autres.

Pour Dr Bente Mikkelsen (OMS), entre 30 % et 50 % des cancers pourraient être évités grâce à des changements de mode de vie : réduction de l’obésité, arrêt du tabac, alimentation saine, vaccination contre le HPV, en complément des programmes de dépistage.

Si la hausse des taux de survie constitue une étape majeure aux États-Unis, le cancer reste une menace globale, en particulier pour ses formes les plus létales. Les inégalités entre pays et entre groupes sociaux rappellent que le progrès médical, à lui seul, ne suffit pas : il faut des politiques de santé intégrées, une égalité d’accès au diagnostic et aux soins, et une expansion des actions de prévention à l’échelle mondiale.

 

Mardi 20 Janvier 2026



Rédigé par le Mardi 20 Janvier 2026