L’Istiqlal choisit une autre voie : agir sur les marges plutôt que fixer artificiellement les prix.
Cette distinction peut sembler technique. Elle est en réalité profondément politique. Plafonner administrativement le prix à la pompe lorsque les cours internationaux s’envolent signifie qu’à un moment donné, quelqu’un devra supporter la différence.
À terme, c’est presque toujours l’État, donc le contribuable.
Or le Maroc doit aujourd’hui mobiliser des ressources considérables pour financer la protection sociale, la santé, l’éducation, l’emploi, l’investissement public et la réduction des disparités territoriales.
Revenir à une subvention généralisée des carburants reviendrait à engager des moyens importants sans distinction entre les ménages modestes et les plus gros consommateurs.
Mais l’alternative ne peut pas davantage être un laisser-faire absolu. La liberté des prix n’a de sens que lorsque la concurrence fonctionne pleinement, que la formation des prix est suffisamment transparente et que les marges restent économiquement justifiables.
C’est précisément entre ces deux écueils que la proposition de l’Istiqlal prend tout son sens. Il ne s’agit pas de remettre en cause la rentabilité des entreprises pétrolières. Le Maroc a besoin d’opérateurs solides, capables d’importer, de stocker, d’investir et de sécuriser l’approvisionnement énergétique du Royaume.
Une entreprise doit naturellement pouvoir rémunérer son investissement et assurer son développement.
À terme, c’est presque toujours l’État, donc le contribuable.
Or le Maroc doit aujourd’hui mobiliser des ressources considérables pour financer la protection sociale, la santé, l’éducation, l’emploi, l’investissement public et la réduction des disparités territoriales.
Revenir à une subvention généralisée des carburants reviendrait à engager des moyens importants sans distinction entre les ménages modestes et les plus gros consommateurs.
Mais l’alternative ne peut pas davantage être un laisser-faire absolu. La liberté des prix n’a de sens que lorsque la concurrence fonctionne pleinement, que la formation des prix est suffisamment transparente et que les marges restent économiquement justifiables.
C’est précisément entre ces deux écueils que la proposition de l’Istiqlal prend tout son sens. Il ne s’agit pas de remettre en cause la rentabilité des entreprises pétrolières. Le Maroc a besoin d’opérateurs solides, capables d’importer, de stocker, d’investir et de sécuriser l’approvisionnement énergétique du Royaume.
Une entreprise doit naturellement pouvoir rémunérer son investissement et assurer son développement.
Mais entre la rentabilité légitime et la rente, il existe une frontière.
Et cette frontière doit être surveillée. L’encadrement des marges permet précisément de réconcilier liberté économique et justice sociale. Lorsque les coûts internationaux augmentent, leur impact peut légitimement être répercuté.
Mais lorsqu’ils diminuent, cette baisse doit également parvenir jusqu’au consommateur marocain.
Autrement, nous accepterions un système dans lequel les hausses seraient rapidement répercutées sur le citoyen tandis que les baisses mettraient davantage de temps à lui parvenir.
Ce n’est pas ainsi que doit fonctionner un marché équilibré. La position de l’Istiqlal s’inscrit d’ailleurs dans une conception économique plus large : ne pas opposer systématiquement l’entreprise au citoyen, mais construire des règles permettant à leurs intérêts de coexister.
L’Istiqlal ne propose pas que l’État paie indéfiniment le carburant des Marocains. Il propose que l’État s’assure que les Marocains paient le juste prix. La nuance est fondamentale.
Les travaux du Conseil de la concurrence et le suivi désormais plus approfondi du marché constituent, à cet égard, une avancée importante. La transparence sur les prix d’achat, les prix de cession et les marges doit permettre de mieux comprendre la formation du prix final et d’identifier les éventuels écarts injustifiés.
L’objectif ne doit pas être de transformer l’État en gestionnaire des stations-service. Il doit être de faire de l’État l’arbitre d’un marché réellement concurrentiel.
Car la concurrence ne consiste pas seulement à permettre aux entreprises de fixer librement leurs prix. Elle doit aussi produire un bénéfice tangible pour le consommateur.
Cette réflexion doit également s’inscrire dans une vision plus large de notre souveraineté énergétique.
Le dossier de la SAMIR, les capacités nationales de stockage, la diversification des approvisionnements et la résilience du Royaume face aux crises énergétiques internationales ne peuvent être dissociés du débat sur les carburants.
Mais lorsqu’ils diminuent, cette baisse doit également parvenir jusqu’au consommateur marocain.
Autrement, nous accepterions un système dans lequel les hausses seraient rapidement répercutées sur le citoyen tandis que les baisses mettraient davantage de temps à lui parvenir.
Ce n’est pas ainsi que doit fonctionner un marché équilibré. La position de l’Istiqlal s’inscrit d’ailleurs dans une conception économique plus large : ne pas opposer systématiquement l’entreprise au citoyen, mais construire des règles permettant à leurs intérêts de coexister.
L’Istiqlal ne propose pas que l’État paie indéfiniment le carburant des Marocains. Il propose que l’État s’assure que les Marocains paient le juste prix. La nuance est fondamentale.
Les travaux du Conseil de la concurrence et le suivi désormais plus approfondi du marché constituent, à cet égard, une avancée importante. La transparence sur les prix d’achat, les prix de cession et les marges doit permettre de mieux comprendre la formation du prix final et d’identifier les éventuels écarts injustifiés.
L’objectif ne doit pas être de transformer l’État en gestionnaire des stations-service. Il doit être de faire de l’État l’arbitre d’un marché réellement concurrentiel.
Car la concurrence ne consiste pas seulement à permettre aux entreprises de fixer librement leurs prix. Elle doit aussi produire un bénéfice tangible pour le consommateur.
Cette réflexion doit également s’inscrire dans une vision plus large de notre souveraineté énergétique.
Le dossier de la SAMIR, les capacités nationales de stockage, la diversification des approvisionnements et la résilience du Royaume face aux crises énergétiques internationales ne peuvent être dissociés du débat sur les carburants.
Un pays qui ambitionne de renforcer sa souveraineté économique ne peut se contenter de subir les fluctuations internationales.
Il doit anticiper, diversifier ses approvisionnements, disposer de capacités stratégiques suffisantes et renforcer ses mécanismes de régulation. En pleine campagne électorale, le pouvoir d’achat s’impose naturellement au cœur du débat public.
Les propositions se multiplient, parfois avec des promesses spectaculaires de baisse des prix.
Mais au-delà des annonces, une question essentielle doit guider le choix des citoyens : ces mesures sont-elles réellement applicables, finançables et durables ? Car gouverner, ce n’est pas seulement promettre une baisse.
C’est expliquer comment elle sera financée, comment elle sera appliquée et, surtout, comment elle pourra durer.
Sur les carburants, la ligne portée par l’Istiqlal a le mérite d’être claire : ne pas revenir aux subventions généralisées, ne pas accepter des marges excessives et renforcer le rôle régulateur de l’État.
C’est une approche sociale parce qu’elle place le pouvoir d’achat au cœur de la régulation. Elle est également responsable parce qu’elle refuse de faire supporter aux finances publiques le coût permanent d’un prix artificiellement bas.
Entre le laisser-faire et la dépense publique sans limite, l’Istiqlal fait ainsi le choix du juste prix. Un choix qui traduit finalement une certaine conception de l’économie : encourager l’initiative, combattre la rente et protéger le citoyen.
Les propositions se multiplient, parfois avec des promesses spectaculaires de baisse des prix.
Mais au-delà des annonces, une question essentielle doit guider le choix des citoyens : ces mesures sont-elles réellement applicables, finançables et durables ? Car gouverner, ce n’est pas seulement promettre une baisse.
C’est expliquer comment elle sera financée, comment elle sera appliquée et, surtout, comment elle pourra durer.
Sur les carburants, la ligne portée par l’Istiqlal a le mérite d’être claire : ne pas revenir aux subventions généralisées, ne pas accepter des marges excessives et renforcer le rôle régulateur de l’État.
C’est une approche sociale parce qu’elle place le pouvoir d’achat au cœur de la régulation. Elle est également responsable parce qu’elle refuse de faire supporter aux finances publiques le coût permanent d’un prix artificiellement bas.
Entre le laisser-faire et la dépense publique sans limite, l’Istiqlal fait ainsi le choix du juste prix. Un choix qui traduit finalement une certaine conception de l’économie : encourager l’initiative, combattre la rente et protéger le citoyen.
