À Casablanca, l’annonce a été accueillie avec un soulagement presque instinctif : pour l’été 2026, les plages devront être accessibles sans exploitation commerciale de type parasols et chaises payants. Le wali Mohamed Mhidia entend ainsi mettre fin à des pratiques dénoncées depuis des années, souvent vécues comme une privatisation de fait d’un espace public pourtant censé appartenir à tous.
Sur le fond, la décision est forte. Elle répond à une colère diffuse mais persistante : celle de familles contraintes de négocier leur simple droit à s’installer sur le sable, celle d’usagers lassés par l’occupation anarchique du littoral, celle d’une ville qui a trop souvent laissé des formes d’économie grise s’installer là où l’autorité aurait dû être visible. En ce sens, la mesure dépasse largement le confort estival. Elle touche à l’idée même de justice urbaine.
Mais chacun le sait à Casablanca : une décision administrative ne vaut pas encore réalité sur le terrain. Tout dépendra des contrôles, de leur continuité, de la fermeté face aux contournements, et de la capacité des autorités locales à empêcher le retour, parfois dès l’aube, des occupations informelles habituelles. La vraie bataille ne sera pas dans le communiqué. Elle sera sur la plage, au quotidien.
Cette mesure ouvre pourtant un précédent intéressant. Elle rappelle qu’un espace public peut être réordonné lorsque l’autorité choisit enfin de s’y exercer clairement. Et, dans une grande métropole, ce n’est jamais un détail.
Cet été, à Casablanca, la question sera simple : la plage redevient-elle vraiment publique, ou seulement provisoirement libérée ?
Sur le fond, la décision est forte. Elle répond à une colère diffuse mais persistante : celle de familles contraintes de négocier leur simple droit à s’installer sur le sable, celle d’usagers lassés par l’occupation anarchique du littoral, celle d’une ville qui a trop souvent laissé des formes d’économie grise s’installer là où l’autorité aurait dû être visible. En ce sens, la mesure dépasse largement le confort estival. Elle touche à l’idée même de justice urbaine.
Mais chacun le sait à Casablanca : une décision administrative ne vaut pas encore réalité sur le terrain. Tout dépendra des contrôles, de leur continuité, de la fermeté face aux contournements, et de la capacité des autorités locales à empêcher le retour, parfois dès l’aube, des occupations informelles habituelles. La vraie bataille ne sera pas dans le communiqué. Elle sera sur la plage, au quotidien.
Cette mesure ouvre pourtant un précédent intéressant. Elle rappelle qu’un espace public peut être réordonné lorsque l’autorité choisit enfin de s’y exercer clairement. Et, dans une grande métropole, ce n’est jamais un détail.
Cet été, à Casablanca, la question sera simple : la plage redevient-elle vraiment publique, ou seulement provisoirement libérée ?