Le département de l’Agriculture prépare une carte agricole régionale de Casablanca-Settat, appuyée par un système d’information géographique. L’outil doit classer les terres selon leur potentiel agronomique et aider les autorités à arbitrer face à l’urbanisation rapide.
La région concentre population, industrie, infrastructures et agriculture intensive. Cette superposition accroît la valeur du foncier et expose les parcelles fertiles à une transformation irréversible. Une carte précise peut rendre visibles les sols stratégiques, orienter les documents d’urbanisme et mieux cibler les investissements agricoles.
Mais la cartographie ne protège rien à elle seule. Il faudra traduire ses résultats dans les plans d’aménagement, contrôler les dérogations et rendre les décisions cohérentes entre communes. Dans un pays soumis au stress hydrique et à une forte dépendance alimentaire, chaque hectare fertile perdu pèse sur l’avenir. Le test ne sera donc pas la qualité technique de la carte, mais la capacité publique à résister aux pressions foncières lorsqu’un terrain agricole devient convoité.