Deux grands bidonvilles démolis en une semaine
Dans le cadre du plan d’urgence destiné à éradiquer les bidonvilles à Casablanca, les autorités de la wilaya ont accéléré les opérations de démolition des quartiers d’habitat insalubre, tout en poursuivant les actions de relogement des familles concernées.
Selon une revue de presse publiée par le quotidien Assabah, les bidonvilles de «Hakhl Errimaya» (Champ de tir) et de «Douar Brik», situés respectivement dans les arrondissements d’Aïn Sebaâ et de Hay Mohammadi, ont été démolis en l’espace d’une semaine.
Cette opération a permis de libérer une importante assiette foncière destinée au plan d’aménagement urbain et de restructuration de la métropole.
Une opération encadrée par les autorités
Toujours d’après Assabah, la démolition du bidonville de «Hakhl Errimaya» s’est déroulée sous la supervision des autorités administratives et sécuritaires afin d’assurer le bon déroulement de l’opération.
Des préavis avaient été adressés aux habitants pour leur permettre de transférer leurs biens vers des locaux provisoires de relogement, dans l’attente de la remise des clés de leurs futurs logements.
Dans la foulée, les autorités ont procédé à la démolition de «Douar Brik», considéré comme l’un des plus anciens bidonvilles de Casablanca et celui qui abrite la plus importante population concernée par ce type d’habitat.
Des familles confrontées à des difficultés de relogement
Malgré l’avancement des opérations, des dizaines de familles issues de ces deux bidonvilles font état de difficultés financières et administratives qui les empêchent d’accéder à un logement selon les conditions fixées par les autorités.
Craignant de se retrouver sans domicile, elles demandent que leur situation économique soit prise en considération afin de bénéficier de facilités concernant les contributions financières exigées dans le cadre du relogement.
Les autorités maintiennent le cap
Tout en prenant en compte ces situations sociales, les autorités de Casablanca poursuivent leur objectif d’éliminer les derniers foyers d’habitat insalubre, notamment dans les zones de Moulay Rachid et de Sidi Moumen.
Selon Assabah, la résorption de ces derniers points noirs est considérée comme une priorité pour permettre à Casablanca d’être déclarée «ville sans bidonville», avec un habitat décent et des services publics adaptés à l’ensemble de ses habitants.