La procédure disciplinaire engagée par la FIFA début avril connaîtrait ainsi son dénouement. D’après Sky News, cité par Le Parisien, les mesures viseraient à sanctionner les incidents survenus lors de la rencontre entre les deux sélections, qui s’était achevée sur un score nul et vierge (0-0).
À ce stade, aucune confirmation officielle de la FIFA n’est mentionnée dans les informations disponibles concernant ces sanctions.
Des chants qui avaient suscité une vive indignation
Disputée au stade Cornellà-El Prat, à Barcelone, la rencontre avait été marquée par des chants islamophobes lancés par une partie des supporters espagnols, notamment : « Qui ne saute pas est musulman ». Ces propos avaient provoqué de nombreuses réactions, relançant les critiques contre les comportements discriminatoires dans les stades.
Lamine Yamal, international espagnol de confession musulmane, avait dénoncé un « manque de respect intolérable ». Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, avait également condamné les faits, les qualifiant d’inacceptables et regrettant que le comportement d’une minorité de supporters ait terni l’image du pays.
Le milieu de terrain Pedri avait, lui aussi, exprimé sa désapprobation, appelant à une mobilisation collective pour mettre fin aux chants racistes et aux manifestations de haine dans les enceintes sportives.
La lutte contre les discriminations de nouveau au centre des débats
Au-delà de la procédure disciplinaire, cet incident a ravivé le débat sur le racisme et l’islamophobie dans le football espagnol. Il a également remis en question l’efficacité des dispositifs de prévention et de sanction face aux comportements discriminatoires des supporters.
La sanction rapportée rappelle la responsabilité des fédérations nationales dans la prévention de tels incidents et la mise en place de mesures destinées à garantir un environnement respectueux dans les stades.
Si elle est officiellement confirmée, la décision de la FIFA constituera une réponse disciplinaire aux événements du 31 mars. Elle ne suffira toutefois pas, à elle seule, à régler la question de la persistance des chants discriminatoires dans le football, un phénomène qui continue de mobiliser les joueurs, les responsables politiques et les instances sportives.