Malheureusement ces quelques jours de cet exercice démocratique nous offrent un spectacle beaucoup moins reluisant.
Celui de certaines habitudes dont nous avons décidément du mal à nous débarrasser.
Des scènes de tensions verbales, et parfois physiques, ont été rapportées dès les premiers jours de campagne dans plusieurs villes notamment à Berrechid, Dakhla et Settat.
Il y a ensuite la grande comédie des salles pleines. Chaque parti veut montrer qu’il mobilise plus que les autres. Une salle pleine devient presque un argument politique en elle-même.
Certains participants ont expliqué dans la presse être venus travailler, comprenez que leur présence a été obtenue moyennant une compensation.
D’autres ont dit venir manger, tandis que certains ont avoué sans gène assister au rassemblement du parti concurrent le lendemain.
Des scènes de tensions verbales, et parfois physiques, ont été rapportées dès les premiers jours de campagne dans plusieurs villes notamment à Berrechid, Dakhla et Settat.
Il y a ensuite la grande comédie des salles pleines. Chaque parti veut montrer qu’il mobilise plus que les autres. Une salle pleine devient presque un argument politique en elle-même.
Certains participants ont expliqué dans la presse être venus travailler, comprenez que leur présence a été obtenue moyennant une compensation.
D’autres ont dit venir manger, tandis que certains ont avoué sans gène assister au rassemblement du parti concurrent le lendemain.
Ces anecdotes prêtent à sourire mais elles mettent en lumière la fragilité du lien entre les responsables politiques et leurs électeurs.
Puis viennent les prospectus, par milliers sinon par millions. On les distribue aux automobilistes, aux passants, dans les marchés et aux sorties des rassemblements.
Quelques temps plus tard, beaucoup de ces prospectus se retrouvent là où ils ne devraient jamais se trouver à savoir sur les trottoirs et les chaussées.
Le phénomène est visible à chaque élection au Maroc et suscite l’indignation. Et de se poser la question : quel symbole ses équipes de campagne envoient-elles en lançant leurs propres tracts sur la voie publique ?
Le paradoxe est on ne peut plus saisissant.
Comment promettre une ville plus propre tout en salissant sa rue ? Comment parler de protection de l’environnement en abandonnant derrière soi des centaines de prospectus ? Comment réclamer au citoyen davantage de civisme lorsque l’on ne donne pas soi-même l’exemple ?
Quelques temps plus tard, beaucoup de ces prospectus se retrouvent là où ils ne devraient jamais se trouver à savoir sur les trottoirs et les chaussées.
Le phénomène est visible à chaque élection au Maroc et suscite l’indignation. Et de se poser la question : quel symbole ses équipes de campagne envoient-elles en lançant leurs propres tracts sur la voie publique ?
Le paradoxe est on ne peut plus saisissant.
Comment promettre une ville plus propre tout en salissant sa rue ? Comment parler de protection de l’environnement en abandonnant derrière soi des centaines de prospectus ? Comment réclamer au citoyen davantage de civisme lorsque l’on ne donne pas soi-même l’exemple ?
Une campagne électorale devrait être un formidable moment d’apprentissage collectif de la démocratie et du civisme.
On devrait y apprendre à débattre sans s’invectiver, à distribuer un tract sans transformer la rue en poubelle, à organiser un meeting pour discuter d’un projet plutôt que de produire une photographie montrant une salle pleine et à demander une voix sans acheter une présence…
C’est une véritable culture démocratique qu’il faut initier pour éradiquer ces incivilités d’un temps que l’on croyait révolu.
L’école doit jouer son rôle éducatif, la famille ensuite.
Les associations, les médias et les partis politiques ont aussi leur part de responsabilité.
Le jour où une campagne électorale laissera derrière elle davantage d’idées que de prospectus sur les trottoirs, nous aurons probablement franchi une nouvelle étape.
C’est une véritable culture démocratique qu’il faut initier pour éradiquer ces incivilités d’un temps que l’on croyait révolu.
L’école doit jouer son rôle éducatif, la famille ensuite.
Les associations, les médias et les partis politiques ont aussi leur part de responsabilité.
Le jour où une campagne électorale laissera derrière elle davantage d’idées que de prospectus sur les trottoirs, nous aurons probablement franchi une nouvelle étape.