La réforme suscite des débats entre protection sanitaire et risques de hausse des prix
Le marché des compléments alimentaires au Maroc entre dans une nouvelle phase. Après des années de développement rapide, souvent porté par la vente en pharmacie, en parapharmacie, dans les grandes surfaces, sur internet et via les réseaux sociaux, les autorités veulent instaurer un cadre plus strict. L’objectif affiché est de mettre fin à l’anarchie d’un secteur où la demande progresse fortement, mais où les garanties de qualité, de traçabilité et de sécurité ne sont pas toujours suffisantes.
La nouvelle réforme concerne notamment l’encadrement des compléments alimentaires relevant du monopole pharmaceutique. La révision de l’article 30 de la loi n°17-04 prévoit que certains produits soient délivrés dans un cadre plus contrôlé, sous la responsabilité des pharmaciens. Cette orientation vise à éviter que des produits ayant un effet potentiel sur la santé soient commercialisés sans accompagnement professionnel ou sans vérification adéquate.
Le sujet est sensible, car les compléments alimentaires occupent une zone intermédiaire entre alimentation, bien-être et santé. Vitamines, minéraux, produits minceur, compléments pour sportifs, stimulants, plantes médicinales ou produits importés sont consommés par un public de plus en plus large. Mais cette popularité a aussi ouvert la porte à des abus : promesses exagérées, produits non déclarés, compositions douteuses, importations parallèles, publicité trompeuse et ventes en ligne difficiles à contrôler.
La réforme entend donc protéger les consommateurs contre les risques sanitaires. Un complément alimentaire mal dosé, contaminé ou associé à un traitement médical peut provoquer des effets indésirables. Le contrôle du circuit de distribution permettrait de réduire ces risques et d’assurer une meilleure information du public. Les pharmaciens défendent cette logique en rappelant leur rôle de conseil et leur connaissance des interactions possibles avec les médicaments.
Mais la nouvelle loi ne fait pas l’unanimité. Plusieurs acteurs du secteur craignent qu’un monopole trop strict des pharmacies n’entraîne une hausse des prix, une réduction de la concurrence et des difficultés pour les entreprises déjà présentes sur le marché. Les distributeurs, importateurs et parapharmacies redoutent une réorganisation brutale de leur activité. Le débat oppose donc deux impératifs : garantir la sécurité sanitaire sans étouffer un secteur économique dynamique.
Cette réforme marque néanmoins un tournant. Le Maroc ne peut plus laisser se développer un marché lié à la santé sans règles claires, surtout à l’ère du commerce numérique. La crédibilité du secteur dépendra désormais de la qualité des contrôles, de la transparence des autorisations, de l’information des consommateurs et de la capacité des autorités à sanctionner les pratiques abusives.
La nouvelle réforme concerne notamment l’encadrement des compléments alimentaires relevant du monopole pharmaceutique. La révision de l’article 30 de la loi n°17-04 prévoit que certains produits soient délivrés dans un cadre plus contrôlé, sous la responsabilité des pharmaciens. Cette orientation vise à éviter que des produits ayant un effet potentiel sur la santé soient commercialisés sans accompagnement professionnel ou sans vérification adéquate.
Le sujet est sensible, car les compléments alimentaires occupent une zone intermédiaire entre alimentation, bien-être et santé. Vitamines, minéraux, produits minceur, compléments pour sportifs, stimulants, plantes médicinales ou produits importés sont consommés par un public de plus en plus large. Mais cette popularité a aussi ouvert la porte à des abus : promesses exagérées, produits non déclarés, compositions douteuses, importations parallèles, publicité trompeuse et ventes en ligne difficiles à contrôler.
La réforme entend donc protéger les consommateurs contre les risques sanitaires. Un complément alimentaire mal dosé, contaminé ou associé à un traitement médical peut provoquer des effets indésirables. Le contrôle du circuit de distribution permettrait de réduire ces risques et d’assurer une meilleure information du public. Les pharmaciens défendent cette logique en rappelant leur rôle de conseil et leur connaissance des interactions possibles avec les médicaments.
Mais la nouvelle loi ne fait pas l’unanimité. Plusieurs acteurs du secteur craignent qu’un monopole trop strict des pharmacies n’entraîne une hausse des prix, une réduction de la concurrence et des difficultés pour les entreprises déjà présentes sur le marché. Les distributeurs, importateurs et parapharmacies redoutent une réorganisation brutale de leur activité. Le débat oppose donc deux impératifs : garantir la sécurité sanitaire sans étouffer un secteur économique dynamique.
Cette réforme marque néanmoins un tournant. Le Maroc ne peut plus laisser se développer un marché lié à la santé sans règles claires, surtout à l’ère du commerce numérique. La crédibilité du secteur dépendra désormais de la qualité des contrôles, de la transparence des autorisations, de l’information des consommateurs et de la capacité des autorités à sanctionner les pratiques abusives.



