Ces dispositifs — harnais, gilets ou t-shirts gainants — ont pour objectif de rappeler au corps la bonne posture en redressant le dos et les épaules. Portés de manière ponctuelle, ils peuvent être utiles comme aide-mémoire postural, notamment lors de journées prolongées devant un ordinateur ou après une activité physique intense. Toutefois, un usage prolongé ou permanent peut s’avérer contre-productif : les muscles du dos et du tronc, sollicités moins naturellement, peuvent s’affaiblir, aggravant les douleurs ou la déformation posturale à long terme.
Les correcteurs ne remplacent en aucun cas une approche active et globale de la posture. Renforcement musculaire ciblé (dos, abdominaux, fessiers), exercices de mobilité, étirements et éducation posturale restent essentiels pour améliorer durablement la posture et limiter les douleurs. Les physiothérapeutes et kinésithérapeutes recommandent d’intégrer ces dispositifs comme un complément temporaire, et non comme une solution miracle.
En termes de remboursement, la plupart de ces dispositifs ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale. Seules les prescriptions médicales dans le cadre d’indications thérapeutiques spécifiques peuvent ouvrir droit à un remboursement partiel.
Enfin, le choix du correcteur doit se faire avec soin : le confort, la taille et l’ajustabilité sont essentiels pour éviter les points de pression, les irritations cutanées ou une gêne respiratoire. Il est également conseillé de coupler son utilisation avec une hygiène de vie favorable à la posture : pauses régulières, position assise correcte, exercice physique quotidien et étirements.