Pour le compte de la 5e journée, les Rouges accueilleront Nairobi United FC, dimanche prochain. Un rendez-vous capital, au cours duquel la victoire s’impose comme l’unique option afin d’éviter une fin de phase de groupes sous haute tension.
Sur le papier, la tâche paraît à la portée du WAC face au petit poucet du groupe, toujours sans le moindre point. Mais au-delà de l’écart technique, l’enjeu sera surtout mental pour les hommes d’Amine Benhachem, appelés à réagir après une défaite aussi inattendue que frustrante.
Auteur d’un début de parcours convaincant, ponctué de trois succès consécutifs — à domicile face à Nairobi United (3-0) et Maniema Union (1-0), puis à l’extérieur contre Azam FC (1-0) —, le Wydad a vu sa dynamique brutalement freinée par une défaite sur la pelouse de Maniema Union (2-1), dimanche dernier à Lubumbashi.
Désormais à égalité de points avec Maniema Union et sous la menace d’Azam FC, relégué à trois longueurs, le club casablancais conserve la tête du groupe grâce à la différence de buts. Une marge fragile qui ne lui laisse plus droit à l’erreur. Les Rouges devront impérativement tirer les enseignements de leur revers congolais pour se relancer.
À l’inverse, l’Olympique de Safi a validé sa qualification pour les quarts de finale avant même son dernier match face aux Maliens du Djoliba, prévu dimanche prochain. Un billet décroché au terme d’un parcours marqué par une impressionnante montée en puissance.
Sous pression après la reprise, consécutive à une victoire à Djoliba (1-0) et une défaite à domicile contre l’USM Alger (1-0), les Mesfiouis ont su répondre présent en dominant le FC San Pedro à deux reprises, à l’extérieur puis à domicile, sur le score de 2-1. Ces deux succès ont porté leur total à neuf points et assuré la deuxième place du groupe A, hors de portée des Ivoiriens grâce au goal-average particulier.
Le retournement de situation est d’autant plus remarquable qu’avant cette double confrontation face à San Pedro, l’OCS occupait la troisième place avec seulement trois points, à égalité avec son adversaire mais avec un différentiel défavorable.
Désormais libéré sur la scène continentale, l’Olympique de Safi peut se projeter vers le championnat national, où l’urgence est toute autre. Lanterne rouge avec cinq points en huit matches, les hommes de Zakaria Aboub devront capitaliser sur l’état d’esprit et la confiance forgés lors de leur campagne africaine pour inverser la tendance en Botola.