Le président de la FIFA a été catégorique face aux spéculations sur un éventuel retrait de l’équipe iranienne : « L’Iran représente son peuple […] Nous voulons qu’ils jouent ; ils joueront la Coupe du Monde, et il n’y a pas de plan B, C ou D ; c’est le plan A », affirmant ainsi la légitimité sportive d’une équipe qualifiée sur le terrain.
Dans ce contexte, des échanges ont même eu lieu avec Donald Trump afin de garantir des conditions d’accueil sûres pour la délégation iranienne en Amérique du Nord.
Toutefois, la préparation du tournoi est perturbée par la dégradation de la situation interne en Iran. Les tensions politiques et les récents développements militaires jettent une ombre sur la présence de la sélection dans le groupe G. Alors que la compétition se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, la dimension diplomatique devient un enjeu central pour les organisateurs, qui doivent gérer un environnement international sensible.
À Téhéran, le discours est nettement plus alarmiste. Le ministre des Sports, Ahmad Donyamali, a évoqué « l’impossibilité de participer à la Coupe du monde » dans les conditions actuelles, invoquant des préoccupations majeures liées à la sécurité. Mehdi Taj, président de la fédération iranienne, souligne quant à lui l’impact psychologique du contexte sur les perspectives de participation, laissant planer un doute sur la tenue de l’équipe iranienne à la compétition.