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Covid-19 : Tulsi Gabbard quitte le renseignement américain en lançant une bombe politique sur Fauci et Wuhan


Rédigé par La rédaction le Dimanche 21 Juin 2026



Covid-19 : Tulsi Gabbard quitte le renseignement américain en lançant une bombe politique sur Fauci et Wuhan
La sortie de Tulsi Gabbard de la direction du renseignement national américain ne ressemble pas à un simple départ administratif. À quelques jours de quitter ses fonctions, l’ancienne patronne de la communauté américaine du renseignement a publié une série de documents déclassifiés sur l’origine du Covid-19, relançant l’un des débats les plus explosifs de l’après-pandémie : le virus est-il né d’un passage naturel de l’animal à l’homme, ou d’un incident lié à un laboratoire de Wuhan ?

Tulsi Gabbard n’était pas directrice de la CIA mais occupait le poste de Director of National Intelligence, c’est-à-dire coordinatrice de l’ensemble des agences américaines de renseignement. La CIA en fait partie, mais elle n’en était pas la patronne directe.

Le cœur de l’affaire tient dans les documents rendus publics par l’ODNI, le bureau du renseignement national. Gabbard y accuse Anthony Fauci, figure centrale de la gestion sanitaire américaine pendant la pandémie, d’avoir financé des recherches à Wuhan et d’avoir influencé, voire orienté, l’évaluation officielle sur les origines du virus. Le communiqué publié par son bureau va très loin dans le vocabulaire : il parle de financement de recherches dangereuses, de manipulation du renseignement et de déclarations trompeuses devant le Congrès.

Ces accusations sont lourdes. Elles touchent à trois sujets inflammables : la science, la sécurité nationale et la confiance publique. Depuis deux ans, l’hypothèse d’une fuite de laboratoire, longtemps marginalisée dans le débat public, a gagné en respectabilité. En janvier 2025, la CIA avait elle-même estimé que l’origine en laboratoire était “plus probable” qu’une origine naturelle. Mais cette conclusion était accompagnée d’une formule capitale : faible degré de confiance. Autrement dit, les services américains n’affirmaient pas détenir une preuve définitive. Ils disaient seulement que, dans l’état du dossier, cette piste leur paraissait plus vraisemblable.

C’est là que se joue toute la nuance. Une hypothèse peut devenir sérieuse sans devenir certaine. Elle peut mériter enquête sans autoriser le procès expéditif. Or, dans l’Amérique actuelle, cette nuance est souvent écrasée par le choc politique. Pour les adversaires de Fauci, les documents publiés par Gabbard confirment une dissimulation d’État. Pour ses défenseurs, ils relèvent d’une offensive politique tardive, portée par une responsable sortante, dans un climat déjà saturé par la polarisation.

Le dossier est d’autant plus sensible qu’il dépasse la personne de Fauci. Il interroge le financement international de la recherche biologique, les coopérations scientifiques avec la Chine, la surveillance des laboratoires à risque et les limites du secret d’État en période de crise sanitaire mondiale. Si des fonds américains ont, directement ou indirectement, contribué à des recherches menées à Wuhan, la question n’est plus seulement médicale. Elle devient stratégique.

Mais l’affaire dit aussi quelque chose du rapport moderne à la vérité. Pendant la pandémie, les citoyens ont été sommés de croire les autorités sanitaires, parfois sans discussion. Puis, quelques années plus tard, certaines hypothèses écartées trop vite reviennent par la grande porte du renseignement. Ce retour ne prouve pas tout, mais il abîme davantage la confiance. Car le public ne pardonne pas seulement l’erreur. Il pardonne encore moins l’arrogance de ceux qui prétendaient que le débat était clos.

Le départ de Tulsi Gabbard ajoute une couche politique à cette séquence. Selon la presse américaine, sa sortie s’inscrit dans un contexte de tensions internes à Washington et de recomposition de la direction du renseignement. La publication de ces documents apparaît donc à la fois comme un acte de transparence, un geste de rupture et, possiblement, une dernière opération politique avant de quitter la scène institutionnelle.

Que faut-il retenir ? D’abord, que l’origine du Covid-19 n’est toujours pas tranchée de manière irréfutable. Ensuite, que l’hypothèse du laboratoire n’est plus une théorie marginale, mais une piste officiellement examinée par plusieurs agences américaines. Enfin, que la politisation du dossier rend la vérité plus difficile à établir, car chaque camp transforme les documents en munitions.

Le vrai scandale, au fond, serait peut-être moins dans une conclusion que dans une méthode : avoir fermé trop tôt le débat, avoir confondu prudence scientifique et discipline politique, avoir demandé aux citoyens de faire confiance sans leur donner tous les éléments.

Avec cette dernière salve, Tulsi Gabbard ne clôt pas l’affaire Covid. Elle la rouvre. Et elle rappelle une leçon brutale : dans les grandes crises mondiales, la vérité finit rarement par disparaître. Elle revient, mais souvent trop tard, abîmée par les mensonges, les omissions et les batailles de pouvoir.




Dimanche 21 Juin 2026