Les créances en souffrance des banques marocaines ont augmenté de 3,1 % en juillet 2026, selon les données de Bank Al-Maghrib rapportées par TelQuel. Leur poids dans l’encours total du crédit bancaire est toutefois resté stable à 8,1 %. Cet indicateur regroupe les prêts dont le remboursement présente des difficultés et doit être lu avec le volume global des crédits.
La progression n’est pas uniforme selon les emprunteurs. Les créances en souffrance ont augmenté de 1,6 % pour les entreprises privées et de 6 % pour les ménages. Leurs ratios respectifs par rapport aux encours correspondants atteignent 12,1 % et 10,9 %, d’après le rapport sur la politique monétaire publié à l’issue de la troisième réunion trimestrielle du Conseil de la banque centrale en 2026.
En dehors des banques, les prêts accordés au secteur non financier par les autres sociétés financières ont progressé de 13,8 % au deuxième trimestre. La source détaille une hausse de 13,1 % pour les sociétés de financement, de 11,8 % pour les banques offshores et de 1,8 % pour les associations de microcrédit. Ces rythmes décrivent l’évolution des encours, pas celle des seuls impayés.
Pour les ménages et les entreprises au Maroc, la stabilité du ratio global ne neutralise donc pas la hausse observée dans chaque catégorie. Les prochains relevés de Bank Al-Maghrib permettront de voir si le mouvement se prolonge et s’il influe sur les conditions d’octroi, le coût du risque ou les politiques de restructuration des banques. Aucun lien automatique ne peut être déduit, à ce stade, entre cette évolution mensuelle et un durcissement général du crédit.