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Cuivre congolais : Cap sur Hong Kong


Rédigé par PATRICIA GOMBO BOKI le Lundi 27 Avril 2026

Une cargaison de 99 tonnes de cuivre a quitté Kisangani à destination de Hong Kong, marquant une première historique pour la province de la Tshopo dans le circuit d’exportation minière en République démocratique du Congo.



Une exportation historique pour la Tshopo

Cuivre congolais : Cap sur Hong Kong


Cette cargaison provient du site d’Okelenge, situé dans le territoire de Lubutu, au nord du Maniema. Le minerai a été exploité par la coopérative minière Komako, puis exporté par la société Mumba Wetu, après plusieurs étapes de contrôle et de certification.
 

Selon les autorités minières locales, l’opération a respecté l’ensemble des procédures de traçabilité, depuis la sortie du minerai à Lubutu jusqu’à son acheminement à Kisangani. Le certificat d’exportation a été signé par le Centre d’Expertise, d’Évaluation et de Certification (CEEC) de la Tshopo, en collaboration avec la division provinciale des mines.
 

Une première pour la province

 

Il s’agit de la première exportation de cuivre de cette ampleur réalisée depuis la Tshopo. Jusqu’ici, seules les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba étaient habilitées à délivrer ce type de certification.
 

Cette avancée a été rendue possible après un accompagnement technique venu d’autres provinces et de Kinshasa, mobilisé pendant environ 30 jours afin de renforcer les capacités locales et sécuriser la procédure d’exportation.
 

Un enjeu économique et logistique majeur

 

Les autorités minières présentent cette opération comme une opportunité économique pour la région. L’objectif affiché est de transformer Kisangani en un futur hub logistique et commercial pour les minerais issus de zones enclavées.
 

Le Directeur provincial du CEEC évoque des retombées positives à moyen terme, estimant que cette dynamique pourrait contribuer à la transformation économique de la Tshopo et du Maniema dans les prochaines années.
 

Un territoire enclavé mais stratégique

 

Le choix de la Tshopo comme point de sortie des minerais s’explique principalement par l’enclavement du territoire de Lubutu. Situé à plus de 400 kilomètres de Kindu, chef-lieu du Maniema, il dépend largement de Kisangani, située à environ 240 kilomètres.
 

L’absence d’infrastructures routières praticables entre Lubutu et Kindu renforce cette dépendance logistique, la route nationale étant fortement dégradée au point de devenir difficilement praticable.





Lundi 27 Avril 2026