Une implantation sur des procédés à forte valeur ajoutée
Le choix est révélateur. Curtiss-Wright ne vient pas produire des pièces ordinaires, mais proposer des procédés techniques indispensables à leur résistance, à leur fiabilité et à leur durée de vie. Jusqu'ici, certaines de ces opérations à forte valeur ajoutée devaient être réalisées hors du Royaume.
Leur localisation au Maroc peut donc raccourcir les délais, réduire les coûts logistiques et densifier la chaîne d'approvisionnement. Cette implantation, présentée comme la première présence industrielle du groupe en Afrique, confirme l'attractivité du corridor Casablanca-Nouaceur.
Mais elle pose aussi la question que l'on finit toujours par retrouver derrière les annonces d'investissement : quelle part de savoir-faire restera réellement au Maroc ? Une usine spécialisée compte, bien sûr. Les emplois qualifiés, la formation des techniciens, les relations avec les PME locales et la capacité à développer des compétences propres compteront davantage encore.
Le transfert de compétences comme véritable test
Le Royaume attire désormais des acteurs internationaux sur des métiers industriels plus pointus. C'est un progrès tangible.
Reste à éviter que la montée en gamme ne se limite à l'arrivée successive d'équipements importés et de procédés entièrement maîtrisés ailleurs. Le véritable test viendra lorsque les fournisseurs marocains pourront entrer durablement dans cette chaîne de valeur, pas seulement l'observer depuis sa périphérie.