L'ODJ Média

Danse contemporaine : les Rencontres chorégraphiques poursuivent leur édition à Rabat

Comment ce festival contribue-t-il à la circulation des créations et à la professionnalisation de la danse contemporaine au Maroc ?


Rédigé par le Lundi 12 Octobre 2026

Après cinq journées de programmation à Casablanca, les Rencontres chorégraphiques de Casablanca poursuivent leur douzième édition à Rabat, du 12 au 14 octobre 2026. Le festival, porté par Col'Jam, propose des spectacles, des masterclasses et des rencontres entre artistes marocains et internationaux. La programmation annoncée rassemble plus de vingt pièces chorégraphiques et des participants issus de plus de quinze pays. Cette étape à Rabat met particulièrement l'accent sur la transmission artistique et les échanges professionnels. Elle est présentée ici avant le début de ses activités programmées.



​Un festival organisé entre Casablanca et Rabat

Danse contemporaine : les Rencontres chorégraphiques poursuivent leur édition à Rabat
Les Rencontres chorégraphiques de Casablanca ont choisi de répartir leur douzième édition entre deux villes.

La première partie s'est déroulée selon le calendrier annoncé à Casablanca, du 7 au 11 octobre.

La seconde est programmée à Rabat, du 12 au 14 octobre.

Selon les données publiées par Col'Jam, l'édition 2026 prévoit plus de vingt pièces chorégraphiques et la participation d'artistes représentant plus de quinze pays.

Le programme comprend également six ateliers ou masterclasses, trois ciné-documentaires et deux rencontres professionnelles.

Ces éléments montrent que la manifestation ne se limite pas à la diffusion de spectacles.

Elle cherche également à favoriser le dialogue entre artistes, la formation et la création.

Les activités annoncées dans plusieurs espaces culturels permettent de confronter différentes approches de la danse contemporaine.

Il convient toutefois de distinguer le programme initial du bilan final.

Les chiffres communiqués par les organisateurs ne renseignent pas encore sur la fréquentation effective ni sur le nombre de représentations réalisées.

​Casablanca, première étape de la programmation

La partie casablancaise du festival a mobilisé plusieurs espaces culturels, dont l'Institut français de Casablanca et l'American Arts Center.

La programmation réunissait des créations marocaines et internationales, avec des artistes issus de différentes traditions chorégraphiques.

Parmi les œuvres annoncées figuraient Link, People, de Mehdi Dahkan, El Hijo, de Daniel Abreu, et Colosses, de Port-Avions.

L'édition a également intégré des propositions provenant de différents pays africains et européens.

Cette diversité permet au public d'accéder à des esthétiques variées, au-delà des formes scéniques les plus couramment programmées.

Les résidences artistiques constituent un autre volet de la manifestation.

Elles offrent aux chorégraphes et aux interprètes des espaces de travail pour développer de nouvelles créations.

Le programme mentionne notamment plusieurs projets associant des artistes internationaux à des danseurs locaux.

Ces collaborations peuvent contribuer à renforcer les échanges de méthodes et de compétences.

Leur importance dépend néanmoins de la continuité des relations engagées et des possibilités de production offertes après le festival.

​Rabat prend le relais du 12 au 14 octobre

La programmation de Rabat se concentre à l'Institut national supérieur de musique et des arts chorégraphiques, l'INSMAC.

Une première masterclass, animée par le collectif italien Lost Movement, est prévue lundi 12 octobre de 17 h 30 à 19 h 30.

Mardi 13 octobre, une nouvelle session de formation doit être proposée par l'artiste suisse Tabea Martin.

Le même jour, le programme annonce deux représentations.

La première, Dancehall, est portée par Lost Movement et programmée à 19 h 30.

La seconde, Trace, de la compagnie marocaine Wajdins, est annoncée à 20 heures.

La clôture du mercredi 14 octobre doit comprendre la présentation de Is That All There Is, associant Tabea Martin et SoundSisters.

Cette programmation doit permettre de présenter différentes démarches artistiques au public rbati.

​La formation comme levier de développement artistique

L'un des enjeux importants du festival concerne l'accompagnement des artistes.

La danse contemporaine nécessite un travail régulier de recherche, d'expérimentation et de transmission.

Les masterclasses offrent aux participants la possibilité de découvrir des approches différentes du mouvement et de l'interprétation.

Elles peuvent également favoriser les contacts entre jeunes danseurs et professionnels expérimentés.

Pour les artistes marocains, ce type de rencontre peut contribuer à élargir les références artistiques et les réseaux de collaboration.

Toutefois, la participation à un atelier ne garantit pas l'accès à un emploi ou à une production professionnelle.

Le développement d'une carrière chorégraphique dépend également des structures de diffusion, des financements et de la disponibilité d'espaces de création.

La circulation des œuvres entre plusieurs villes représente un autre enjeu.

Elle peut permettre de toucher des publics différents et de renforcer la visibilité de formes artistiques qui disposent parfois de possibilités de programmation limitées.




Lundi 12 Octobre 2026