La Myriem Himmich Gallery de Casablanca continue de jouer son rôle d'ambassadrice culturelle du Royaume à l'international. Du 18 au 26 septembre dernier, en marge des Zurich Design Weeks, la galerie a investi la « House of Interiors » en Suisse pour dévoiler « Where the Hand Remembers » (Là où la main se souvient), une exposition monographique consacrée à l'artiste et designer marocaine Laila Fadaoui.
Cet événement artistique se veut un vibrant hommage aux femmes qui préservent le patrimoine immatériel marocain. Il offre au public suisse et international une immersion dans un univers où les œuvres murales en laine, en cuir et en papier tissent un dialogue inédit entre l'artisanat traditionnel et la création contemporaine. Face aux fils, nœuds et matières brutes, le visiteur découvre des compositions où chaque détail compte, formant une œuvre globale saisissante.
De la finance à la passion du textile
Née à Zurich en 1996 et détentrice des nationalités marocaine, suisse et italienne, Laila Fadaoui possède un parcours atypique. Après des études en finance et une première aventure entrepreneuriale, elle décide de se reconnecter à ses racines. Elle part à la rencontre des artisans du cuir à Fès, puis s'immerge dans la tradition textile de Mrirt, dans le Moyen Atlas.
En 2023, elle fonde la marque éponyme « Mrirt », avec l'ambition de sauvegarder ce savoir-faire. À travers une approche épurée du tapis, elle met en lumière la laine et le geste artisanal. Mais au-delà de l'objet, c'est la transmission silencieuse des tisseuses qui la marque profondément. Le tissage devient alors pour elle un véritable langage : un espace de mémoire, de résilience et de transmission féminine.
L'éclosion d'une identité artistique singulière
L'année 2024 marque un tournant. Sa pratique glisse du design vers une démarche artistique plus intime, symbolisée par l'apparition d'un motif signature : la fleur. Dessinée d'abord instinctivement, elle incarne le cycle de la vie l'éclosion, la perte des pétales, puis la renaissance. Cette évolution lui a d'ailleurs valu d'être présentée par la Myriem Himmich Gallery lors de la Nuit des Musées et des Espaces Culturels à Casablanca.
En 2026, Laila franchit un nouveau cap en associant le cuir à la laine. Cette alliance audacieuse donne naissance à de véritables sculptures textiles tout en volume et en relief. Si la laine incarne la chaleur et le lien ancestral à la terre, le cuir apporte structure et noblesse. Soucieuse de son impact, l'artiste intègre également une forte dimension éthique et écologique dans le choix et la transformation de ses matières.
Un pont culturel entre la Suisse et le Maroc
Vivant aujourd'hui entre Zurich et Marrakech, Laila Fadaoui ne choisit pas entre ses cultures : elle les unit. Exposer dans sa ville natale des œuvres si profondément ancrées dans son héritage marocain prend tout son sens.
Une vision pleinement partagée par Myriem Himmich, fondatrice de la galerie casablancaise, qui voit en cette artiste une figure de proue de la réinvention du patrimoine. « Je porte un attachement particulier aux artistes qui préservent les savoir-faire marocains tout en les réinventant dans un langage contemporain », souligne la galeriste. « Son travail ne cherche pas à figer notre héritage, mais à le maintenir vivant. À travers la laine, le cuir et la fleur, elle construit un langage personnel où se rencontrent artisanat, féminité, spiritualité et renaissance. »
Avec cette exposition zurichoise, la Myriem Himmich Gallery confirme son engagement : soutenir des artistes qui questionnent l'identité et la mémoire, tout en bâtissant de solides passerelles entre le Maroc et la scène artistique internationale.
Cet événement artistique se veut un vibrant hommage aux femmes qui préservent le patrimoine immatériel marocain. Il offre au public suisse et international une immersion dans un univers où les œuvres murales en laine, en cuir et en papier tissent un dialogue inédit entre l'artisanat traditionnel et la création contemporaine. Face aux fils, nœuds et matières brutes, le visiteur découvre des compositions où chaque détail compte, formant une œuvre globale saisissante.
De la finance à la passion du textile
Née à Zurich en 1996 et détentrice des nationalités marocaine, suisse et italienne, Laila Fadaoui possède un parcours atypique. Après des études en finance et une première aventure entrepreneuriale, elle décide de se reconnecter à ses racines. Elle part à la rencontre des artisans du cuir à Fès, puis s'immerge dans la tradition textile de Mrirt, dans le Moyen Atlas.
En 2023, elle fonde la marque éponyme « Mrirt », avec l'ambition de sauvegarder ce savoir-faire. À travers une approche épurée du tapis, elle met en lumière la laine et le geste artisanal. Mais au-delà de l'objet, c'est la transmission silencieuse des tisseuses qui la marque profondément. Le tissage devient alors pour elle un véritable langage : un espace de mémoire, de résilience et de transmission féminine.
L'éclosion d'une identité artistique singulière
L'année 2024 marque un tournant. Sa pratique glisse du design vers une démarche artistique plus intime, symbolisée par l'apparition d'un motif signature : la fleur. Dessinée d'abord instinctivement, elle incarne le cycle de la vie l'éclosion, la perte des pétales, puis la renaissance. Cette évolution lui a d'ailleurs valu d'être présentée par la Myriem Himmich Gallery lors de la Nuit des Musées et des Espaces Culturels à Casablanca.
En 2026, Laila franchit un nouveau cap en associant le cuir à la laine. Cette alliance audacieuse donne naissance à de véritables sculptures textiles tout en volume et en relief. Si la laine incarne la chaleur et le lien ancestral à la terre, le cuir apporte structure et noblesse. Soucieuse de son impact, l'artiste intègre également une forte dimension éthique et écologique dans le choix et la transformation de ses matières.
Un pont culturel entre la Suisse et le Maroc
Vivant aujourd'hui entre Zurich et Marrakech, Laila Fadaoui ne choisit pas entre ses cultures : elle les unit. Exposer dans sa ville natale des œuvres si profondément ancrées dans son héritage marocain prend tout son sens.
Une vision pleinement partagée par Myriem Himmich, fondatrice de la galerie casablancaise, qui voit en cette artiste une figure de proue de la réinvention du patrimoine. « Je porte un attachement particulier aux artistes qui préservent les savoir-faire marocains tout en les réinventant dans un langage contemporain », souligne la galeriste. « Son travail ne cherche pas à figer notre héritage, mais à le maintenir vivant. À travers la laine, le cuir et la fleur, elle construit un langage personnel où se rencontrent artisanat, féminité, spiritualité et renaissance. »
Avec cette exposition zurichoise, la Myriem Himmich Gallery confirme son engagement : soutenir des artistes qui questionnent l'identité et la mémoire, tout en bâtissant de solides passerelles entre le Maroc et la scène artistique internationale.