Le 16 septembre dernier, le Studio des Arts Vivants de Casablanca a vibré au rythme d'une création chorégraphique résolument inclusive. Mettant en lumière 65 interprètes dont des personnes en situation de handicap, des orphelins et des danseurs professionnels, ce spectacle inédit a prouvé avec brio que la différence est une véritable matière artistique.
C'est l'aboutissement d'une aventure humaine hors du commun. À l'initiative de l'association Nabda, avec le soutien de la Fondation BMCI et en partenariat avec l'école Temps'Danse, la scène casablancaise a accueilli une performance où les barrières physiques et sociales se sont littéralement effacées.
Mais derrière la magie de cette soirée, se cachent des mois d'efforts continus et de dépassement de soi.
Le mouvement comme moyen d'expression
Tout a commencé en novembre dernier. Quarante-cinq membres de l'association Nabda, parmi lesquels des orphelins issus des associations El Ihssane et Étincelles, ont franchi les portes de l'école Temps'Danse. L'objectif initial s'inscrivait dans une démarche d'art-thérapie pure : utiliser le mouvement pour réapprendre à s'exprimer, reprendre confiance en son corps et oser occuper l'espace.
Au fil des semaines, sous la supervision de cinq chorégraphes, ces séances thérapeutiques ont pris une nouvelle dimension pour se muer en un véritable projet scénique. Treize élèves de l'école et sept danseurs professionnels de l'agence artistique de Temps'Danse ont alors rejoint le groupe, formant une troupe hétéroclite de 65 passionnés.
Une écriture chorégraphique sur mesure
Sous la direction artistique de Myriam Bouayad, le défi n'était pas de forcer l'adaptation d'une chorégraphie classique aux capacités de chacun. Au contraire, la démarche a consisté à bâtir une œuvre commune en s'appuyant sur la singularité de chaque interprète.
« L'enjeu était de construire une écriture commune à partir de ce que chaque participant apporte sur scène : son rythme, sa sensibilité, sa manière unique de bouger », souligne l'équipe créative. Ainsi, les différences physiques ou sensorielles ne sont plus perçues comme des contraintes, mais comme une richesse nourrissant la composition des scènes.
Une soirée riche en émotions et en surprises
Le spectacle du 16 septembre a d'abord surpris son public avec une ouverture placée sous le signe de l'humour. L'humoriste Mimo Lazrak a chauffé la salle avec une intervention spontanée, suivi par Lilia Benchabane, comédienne malvoyante et albinos, qui a conquis les spectateurs grâce à son énergie communicative et son univers singulier.
La danse a ensuite repris ses droits à travers une succession de tableaux immersifs. Sur scène, les frontières habituelles entre danseurs valides et personnes en situation de handicap ont disparu pour laisser place à une harmonie des corps. Dans la salle, l'émotion était palpable face à cette performance qui représentait bien plus qu'un simple spectacle : le couronnement d'un long cheminement fait de persévérance et de confiance mutuelle.
À travers ce projet audacieux, Nabda, la Fondation BMCI et Temps'Danse ont fait passer un message puissant : la scène et la danse n'appartiennent pas qu'à ceux qui répondent aux canons esthétiques traditionnels. Ce soir-là, chaque participant a pu se tenir debout, pleinement, en tant qu'artiste.
C'est l'aboutissement d'une aventure humaine hors du commun. À l'initiative de l'association Nabda, avec le soutien de la Fondation BMCI et en partenariat avec l'école Temps'Danse, la scène casablancaise a accueilli une performance où les barrières physiques et sociales se sont littéralement effacées.
Mais derrière la magie de cette soirée, se cachent des mois d'efforts continus et de dépassement de soi.
Le mouvement comme moyen d'expression
Tout a commencé en novembre dernier. Quarante-cinq membres de l'association Nabda, parmi lesquels des orphelins issus des associations El Ihssane et Étincelles, ont franchi les portes de l'école Temps'Danse. L'objectif initial s'inscrivait dans une démarche d'art-thérapie pure : utiliser le mouvement pour réapprendre à s'exprimer, reprendre confiance en son corps et oser occuper l'espace.
Au fil des semaines, sous la supervision de cinq chorégraphes, ces séances thérapeutiques ont pris une nouvelle dimension pour se muer en un véritable projet scénique. Treize élèves de l'école et sept danseurs professionnels de l'agence artistique de Temps'Danse ont alors rejoint le groupe, formant une troupe hétéroclite de 65 passionnés.
Une écriture chorégraphique sur mesure
Sous la direction artistique de Myriam Bouayad, le défi n'était pas de forcer l'adaptation d'une chorégraphie classique aux capacités de chacun. Au contraire, la démarche a consisté à bâtir une œuvre commune en s'appuyant sur la singularité de chaque interprète.
« L'enjeu était de construire une écriture commune à partir de ce que chaque participant apporte sur scène : son rythme, sa sensibilité, sa manière unique de bouger », souligne l'équipe créative. Ainsi, les différences physiques ou sensorielles ne sont plus perçues comme des contraintes, mais comme une richesse nourrissant la composition des scènes.
Une soirée riche en émotions et en surprises
Le spectacle du 16 septembre a d'abord surpris son public avec une ouverture placée sous le signe de l'humour. L'humoriste Mimo Lazrak a chauffé la salle avec une intervention spontanée, suivi par Lilia Benchabane, comédienne malvoyante et albinos, qui a conquis les spectateurs grâce à son énergie communicative et son univers singulier.
La danse a ensuite repris ses droits à travers une succession de tableaux immersifs. Sur scène, les frontières habituelles entre danseurs valides et personnes en situation de handicap ont disparu pour laisser place à une harmonie des corps. Dans la salle, l'émotion était palpable face à cette performance qui représentait bien plus qu'un simple spectacle : le couronnement d'un long cheminement fait de persévérance et de confiance mutuelle.
À travers ce projet audacieux, Nabda, la Fondation BMCI et Temps'Danse ont fait passer un message puissant : la scène et la danse n'appartiennent pas qu'à ceux qui répondent aux canons esthétiques traditionnels. Ce soir-là, chaque participant a pu se tenir debout, pleinement, en tant qu'artiste.


