Corruption, administration et économie au cœur du débat
Dans un Maroc engagé depuis plusieurs années dans des réformes institutionnelles, sociales et économiques, Nizar Baraka veut déplacer le débat. Pour le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, la question n’est plus seulement de construire des lois ou de créer des institutions, mais de savoir si ces réformes produisent de la confiance dans la vie quotidienne des citoyens. C’est le cœur de son intervention présentée lors d’une rencontre nationale organisée autour du thème « Zéro tolérance avec la corruption et les conflits d’intérêts ».
Le propos s’inscrit dans un contexte sensible. Selon Transparency International, le Maroc obtient 39 points sur 100 dans l’Indice de perception de la corruption 2025 et se classe 91e sur 182 pays. Ce score traduit une légère amélioration, mais maintient le Royaume sous la moyenne mondiale. L’OCDE relève, de son côté, un écart important entre les cadres juridiques et leur application : le Maroc répond à 78 % des critères réglementaires liés aux conflits d’intérêts, mais leur mise en œuvre effective reste nettement plus faible, autour de 33 %. Même constat pour l’accès à l’information, où le cadre existe, mais où l’exécution demeure perfectible.
Dans son discours, Nizar Baraka insiste sur une idée simple : la confiance est devenue un capital stratégique, aussi important que les infrastructures, les ressources humaines ou l’investissement. Sans confiance, les politiques publiques coûtent plus cher, les réformes avancent moins vite et l’écart se creuse entre les textes et la réalité. Pour un jeune Marocain confronté à l’administration, à l’emploi, au logement, à l’école ou à l’hôpital, cette confiance se mesure moins dans les slogans que dans la rapidité d’un service, la transparence d’une décision ou l’égalité devant une procédure.
L’intervention articule six grands axes : passer de la multiplication des lois à la primauté réelle du droit, renforcer la coordination entre institutions, transformer l’administration en service public orienté vers le citoyen, protéger la décision publique des influences illégitimes, défendre une économie fondée sur la concurrence et l’égalité des chances, puis utiliser le numérique et l’intelligence artificielle comme leviers de transparence.
L’enjeu économique est central. Dans un pays qui cherche à attirer davantage d’investissements, à soutenir les PME et à créer des emplois qualifiés, la lutte contre les rentes, les conflits d’intérêts et les pratiques anticoncurrentielles devient une condition de compétitivité. La confiance n’est donc pas seulement une valeur morale : elle peut influencer le climat des affaires, la qualité de la dépense publique et le pouvoir d’achat.
In fine, le Maroc de 2035 ne se jouera pas uniquement dans les grands chantiers ou les indicateurs macroéconomiques. Il se jouera aussi au guichet d’une administration, dans un appel d’offres, devant un juge, dans une classe, un hôpital ou une entreprise. C’est là que l’État de confiance cessera d’être une formule politique pour devenir une expérience vécue par les Marocains.
Le propos s’inscrit dans un contexte sensible. Selon Transparency International, le Maroc obtient 39 points sur 100 dans l’Indice de perception de la corruption 2025 et se classe 91e sur 182 pays. Ce score traduit une légère amélioration, mais maintient le Royaume sous la moyenne mondiale. L’OCDE relève, de son côté, un écart important entre les cadres juridiques et leur application : le Maroc répond à 78 % des critères réglementaires liés aux conflits d’intérêts, mais leur mise en œuvre effective reste nettement plus faible, autour de 33 %. Même constat pour l’accès à l’information, où le cadre existe, mais où l’exécution demeure perfectible.
Dans son discours, Nizar Baraka insiste sur une idée simple : la confiance est devenue un capital stratégique, aussi important que les infrastructures, les ressources humaines ou l’investissement. Sans confiance, les politiques publiques coûtent plus cher, les réformes avancent moins vite et l’écart se creuse entre les textes et la réalité. Pour un jeune Marocain confronté à l’administration, à l’emploi, au logement, à l’école ou à l’hôpital, cette confiance se mesure moins dans les slogans que dans la rapidité d’un service, la transparence d’une décision ou l’égalité devant une procédure.
L’intervention articule six grands axes : passer de la multiplication des lois à la primauté réelle du droit, renforcer la coordination entre institutions, transformer l’administration en service public orienté vers le citoyen, protéger la décision publique des influences illégitimes, défendre une économie fondée sur la concurrence et l’égalité des chances, puis utiliser le numérique et l’intelligence artificielle comme leviers de transparence.
L’enjeu économique est central. Dans un pays qui cherche à attirer davantage d’investissements, à soutenir les PME et à créer des emplois qualifiés, la lutte contre les rentes, les conflits d’intérêts et les pratiques anticoncurrentielles devient une condition de compétitivité. La confiance n’est donc pas seulement une valeur morale : elle peut influencer le climat des affaires, la qualité de la dépense publique et le pouvoir d’achat.
In fine, le Maroc de 2035 ne se jouera pas uniquement dans les grands chantiers ou les indicateurs macroéconomiques. Il se jouera aussi au guichet d’une administration, dans un appel d’offres, devant un juge, dans une classe, un hôpital ou une entreprise. C’est là que l’État de confiance cessera d’être une formule politique pour devenir une expérience vécue par les Marocains.



