L'ODJ Média

Démence : agir sur les risques sans promettre l'impossible


De nouvelles recommandations internationales rappellent qu'une partie du risque de démence est associée à des facteurs modifiables. L'objectif n'est pas de garantir une prévention totale, mais de réduire ou de retarder certains risques au moyen d'habitudes de vie et d'un meilleur suivi de la santé.



Activité physique, lien social et santé cardiovasculaire

Démence : agir sur les risques sans promettre l'impossible

 

Plus de 57 millions de personnes vivent avec une démence dans le monde, et près de 10 millions de nouveaux diagnostics seraient posés chaque année. Jusqu'à 45 % du risque serait attribuable à des facteurs susceptibles d'être modifiés, notamment le tabagisme, la consommation d'alcool, l'inactivité, l'isolement social, la pollution de l'air, l'hypertension, le diabète ou un cholestérol élevé.

L'activité physique, une alimentation saine, les activités sociales et cognitives ainsi que la prise en charge des facteurs cardiovasculaires font partie des pistes recommandées. Le traitement d'une perte auditive peut également être envisagé selon la situation.

Les compléments alimentaires ne sont pas une solution automatique

En l'absence de carence diagnostiquée, les vitamines B ou E, les oméga-3 et les compléments multivitaminés ou minéraux ne sont pas recommandés spécifiquement pour réduire le risque de déclin cognitif, faute de preuves suffisantes.

Cette prudence évite de transformer une piste biologique en promesse commerciale. Aucun comportement ne permet d'écarter totalement la maladie, dont les causes sont multiples. Une plainte de mémoire persistante ou une modification inhabituelle du comportement nécessite une évaluation médicale plutôt qu'une automédication.

Samedi 25 Juillet 2026



Rédigé par La Rédaction le Samedi 25 Juillet 2026