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Dépression : l’activité physique peut-elle être aussi efficace qu’un antidépresseur ?


Accessible, peu coûteuse et reconnue pour ses bienfaits sur la santé mentale, l’activité physique pourrait contribuer à réduire les symptômes de la dépression. Plusieurs études scientifiques suggèrent qu’elle offre des résultats comparables à ceux des antidépresseurs dans certains cas, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les recherches.



Des bénéfices démontrés sur les symptômes dépressifs

Dépression : l’activité physique peut-elle être aussi efficace qu’un antidépresseur ?

Les antidépresseurs sont prescrits pour traiter notamment les symptômes de la dépression, comme la tristesse et le ralentissement moteur.

Cette maladie affecte l’humeur, les pensées et le comportement, rappelle l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).
 

En parallèle des traitements médicamenteux, l’activité physique est largement reconnue pour ses effets positifs sur la santé mentale. Des chercheurs se sont ainsi intéressés à son efficacité dans la prise en charge de la dépression.
 

Une méta-analyse britannique publiée en 2026 a compilé les résultats de 73 études randomisées portant sur près de 5.000 adultes souffrant de dépression.


Une efficacité comparable pour les formes légères à modérées

Les conclusions de cette analyse montrent que l’exercice physique apporte un bénéfice modéré dans la réduction des symptômes dépressifs, notamment chez les personnes présentant une dépression légère à modérée, comparativement à l’absence de traitement.
 

Les comparaisons réalisées avec les antidépresseurs suggèrent également une efficacité comparable. Les chercheurs précisent toutefois que les effets à long terme restent encore difficiles à évaluer.


Des mécanismes encore à mieux comprendre

Principal auteur de cette étude, le professeur Andrew Clegg, de l’Université du Lancashire, estime que des recherches complémentaires sont nécessaires afin d’identifier les types d’activité physique les plus efficaces en fonction des profils de patients.
 

Les mécanismes neurobiologiques impliqués demeurent également à préciser. Plusieurs hypothèses avancent que l’activité physique contribuerait à réduire les niveaux d’inflammation et de stress oxydant tout en renforçant l’efficacité du système immunitaire.
 

Au niveau du cerveau, l’inflammation est susceptible d’altérer le fonctionnement des cellules ainsi que celui de leurs mitochondries, indispensables à leur production d’énergie et à leur bon fonctionnement.


L’adhésion des patients, un facteur clé

Une autre étude, menée cette fois au Canada, met en avant un élément déterminant pour le succès de cette approche.
 

Selon ses auteurs, le facteur le plus important reste l’implication des patients dans le choix de l’activité physique pratiquée, afin de favoriser leur adhésion au traitement et d'en améliorer les effets.


Lundi 6 Juillet 2026



Rédigé par Salma Chmanti Houari le Lundi 6 Juillet 2026